Jean 10, 22-30

La double relation d’amour

Une même flamme

« Le Père et moi, nous sommes UN » (v.30). Voilà une Parole de révélation : la responsabilité du Christ, de donner sa vie pour ses brebis, prend source dans sa relation d’amour et de réciprocité avec son Père. Le Père et le Fils sont tellement unis que Jésus reprend à son compte l’affirmation que rien ne peut rompre l’alliance éternelle et indéfectible de Dieu le Père pour ses créatures, celui-ci les a gravées sur les paumes de ses mains (Cf. Is 49,16). Alors, Jésus lui-même tient les brebis dans sa main et personne ne les y arrachera (v.29).
Mais cette relation de connaissance mutuelle est ouverte et donc double. Car elle dit aussi la relation possible de proximité du Christ avec ses brebis, et des brebis avec lui. S’il les aime et les fait entrer dans le chemin de salut en leur donnant la vie éternelle (v.28), elles aussi dans la confiance, écoutent sa voix et suivent (v.27) leur Bon Berger : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer… » (Ps 22).
Si les cœurs ne sont pas ouverts à cet amour, ils ne peuvent entrer sur ce chemin de communion. Ainsi, les Juifs qui ne croient pas en lui, demandent une confirmation claire de sa messianité, sans voir les œuvres bonnes (signes, miracles et guérisons) que Jésus multipliesous leurs yeux. Ils veulent entendre « ouvertement » (v.24) ce qui, chaque jour, se dévoile à son entourage. Leurs oreilles entendent mal et leurs yeux ne voient pas !
« Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai… » (Mt 13,15 ; Cf. Isaïe).

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