Jean 14, 6-14

Détail : l’incrédulité de Thomas du Caravage

Un jour, lors d’une messe, à la lecture de cet évangile, j’ai entendu un jeune enfant dire à sa maman : « moi, je ne l’ai pas vu le Père » ! J’ai trouvé cela mignon que cet enfant prenne au sérieux la Parole de Jésus : « Celui qui m’a vu a vu le Père ». Mais cela m’a aussi interpellée. Suis-je inquiète, désireuse, assoiffée de voir le Père dans ma vie ? Est-ce que je prends au sérieux la phrase de Jésus « Je suis le Chemin, la Vérité ou la vie » ? Et si, oui, comment ?
Aujourd’hui, les experts pour répondre à cette question pourraient être Philippe et Thomas.
Thomas demande à Jésus de voir ses plaies, de voir ces signes de la Crucifixion sur le Ressuscité. Ainsi, pour voir, il demande de toucher, il demande une expérience spirituelle dans une réalité concrète de son existence. Ne dénigrons pas trop vite les exigences de Thomas : voir, toucher… passer par les sens.
Philippe ? Philippe expliquera les Écritures à un eunuque (donc demi-homme) païen. Pour voir le Père, et le donner à voir, Philippe a su scruter dans les Écritures ce qui concernait le Crucifié (serviteur souffrant) pour annoncer le Ressuscité. Scruter les Écritures et y lire les évènements actuels….
« Chemin, Vérité et Vie » pour voir le Père passe par les sens dans la réalité de souffrance et Résurrection de nos vies.

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