Une vie livrée à l’Esprit
Notre vie est appelée à être livrée à l’Esprit. Dans son discours d’adieu à ses disciples, Jésus donne à l’Esprit Saint la part belle. En ce temps pascal, radieux de la lumière de la Résurrection, nous cheminons en pèlerins d’Emmaüs, désorientés et affligés par le chaos du monde, et le Christ ressuscité nous rejoint dans le quotidien tortueux de nos vies. Avec lui, ouvrons les Ecritures.
« Je vous ai dit la vérité : c’est votre avantage que je m’en aille ; en effet, si je ne pars pas le Paraclet – le Défenseur-ne viendra pas à vous, si au contraire, je pars, je vous l’enverrai. » Jn 16, 7
Jésus ne nous laisse pas seuls. Dans son retour au Père, à la place du Fils Bien Aimé, partageant sa Gloire, Jésus n’oublie pas de réconforter ses amis, eux à qui Il a tout partagé. Jésus nous donne la promesse de l’Esprit Saint, le Consolateur. Il nous révèle même qu’il est bon pour nous qu’il s’en aille car « l’Esprit de vérité nous fera accéder à la vérité tout entière. »
Vraiment, il est bon et heureux, pour chacun de nous, de cheminer avec force et douceur, sagesse et conseil dans la simplicité du cœur, en cet amour répandu dans nos cœurs : l’Esprit saint qui nous a été donné. » Rm 5,5
« Une âme simple est celle qui, au fond de tout ce qui arrive, sait découvrir, adorer, aimer la volonté toute puissante de quelqu’un qui nous aime. Une vie simple se passe dans l’union de foi à cet amour. » Dom Augustin Guillerand 1877-1945 moine chartreux
Avec ste Thérèse Bénédicte de la Croix, tournons notre visage vers cette lumière. Qu’elle nous emporte dans le courant d’amour de la Trinité Sainte et nous donne de la refléter dans nos vies.
« Qui es-tu, douce lumière qui me combles
et illumines la ténèbre de mon cœur ?
Comme la main d’une mère, tu me conduis
et si tu me lâchais,
je ne saurai faire un pas de plus.
Tu es l’espace environnant mon être
Et l’abritant en toi.
Le rejetterais-tu,
Il coulerait à pic dans l’abîme du néant,
D’où tu le tiras pour l’élever vers la lumière.
Toi, qui m’es plus proche que je ne le suis moi-même,
Qui m’es plus intérieur que mon propre cœur,
Et pourtant insaisissable, inconcevable,
Au-delà de tout nom,
Saint Esprit, éternel Amour. »
Pentecôte 1937-1942 – Edith Stein
Malgré la nuit, Ad Solem
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