Jean 17,20 – 26

Paroles de feu, brasier d’Amour, non des mots pour prier, mais la prière du Verbe respirant le Souffle au Sein du Père et le répandant sur le monde.  Car Il est « monté vers son Père et notre Père, son Dieu et notre Dieu ». (Jn 20, 17)

Dans l’espace d’attente de l’Esprit, nous nous  « retrouvons dans la chambre Haute avec les Onze, tous assidus à la prière avec  quelques femmes dont Marie la Mère de Jésus et avec ses frères » (Ac. 1,13) Et voici qu’au creux de notre appel de l’Esprit, nous saisit la prière de Jésus lui-même. Ainsi nous l’offre l’Église dans cette liturgie d’attente et d’Espérance. Ici et maintenant  « l’Amour qui a aimé les siens et les aima jusqu’au bout » nous en dévoile la Source, nous  immerge dans le torrent de l’Unité  des Trois :
« Pour qu’ils soient un, moi en eux comme toi en moi, pour qu’ils parviennent  à l’unité parfaite et qu’ainsi le monde puisse connaître que c’est toi, Père, qui m’a envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé ».

Non, notre témoignage chrétien n’est pas le seul fait de notre propre industrie, mais bien de notre ouverture intérieure à la prière du Fils Unique qui nous greffe à la Vigne et laisse au Vigneron de nous émonder, afin que  notre unité « porte du fruit et un fruit qui demeure ». Car le cœur du Christ bat non seulement pour les siens, mais encore « pour ceux qui grâce à leur parole croient en Lui »

Entrons dans la liberté des enfants, telle une sainte Thérèse de l’Enfant Jésus qui au soir de sa vie reprenait à son compte cette prière de Jésus. (Ms C 34) Laissons- nous personnellement et en Église envahir et modeler par les désirs fous de l’Unique du Père, Lui qui traversant les affres de notre Mort a libéré pour nous et en nous le chemin de l’Amour et de l’Unité  en la Trinité :
« Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, et qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée, car tu m’as aimé dès avant la fondation du monde »
Là est notre douceur et notre force, notre certitude et notre soutien, notre allégresse et notre louange…, dans cette transparence du Verbe au Visage du Père, dans son incommensurable désir de donner le Tout de ce qu’Il Est, de ce qu’Il aime, de ce qu’Il vit… « Aîné d’une multitude de frères », Il Écrit en notre chair mortelle l’icône de Sa propre chair élevée  à la droite de Dieu et  nous  fait  entrer, dans  le flux  de Sa prière. Au sein de la Trinité bienheureuse  nous  est à jamais  offerte la quatrième  place (Icône de la Trinité) d’où jaillit le cri  de l’épouse à l’Époux :
« Attire-moi nous courrons » (Ct. 1,3 –  Th de l’E-J Ms C. 35V° – 36 )

Ainsi s’accomplit  pour nous, en nous , par nous et pour le monde, la prière de Jésus :  «  Je ne prie pas seulement pour eux, je prie aussi  pour ceux qui grâce à leur parole, croient en moi »

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