« Si vous ne croyez pas quand je vous dis les choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous dirai les choses du ciel. » (v 12). Quelles sont ces choses de la terre ? Jésus parle et donne à voir la venue, la proximité du Royaume de Dieu. Celui-ci est à comprendre non comme un lieu politique, mais comme l’espace d’une relation particulière, nouvelle entre les humains et Dieu.
Et quelles sont ces choses du ciel ? N’est-ce pas cette promesse de la vie éternelle que donne l’entrée dans le Royaume de Dieu : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent toi, le seul véritable Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jn 17, 3).
Le nœud entre les choses de la terre (le monde des humains) et les choses du ciel (le monde de Dieu) est la foi au Fils de L’Homme (v15). La foi n’est pas qu’un savoir mais, aussi et surtout, une expérience de vie partagée.
Pour Nicodème, homme de savoir (v1), c’est une sacré perte de repères, que symbolise le souffle du vent (v8) : « Nicodème, personne ne te demande ce que tu sais de Dieu ; mais que vis-tu avec lui ? » Nous retrouvons Nicodème au moment de l’ensevelissement de Jésus (Jn 19,39). Quelle perte, quelle nuit, cela a dû être pour lui ! Devant la mort, aucun savoir ne tient ; seule la foi, souvent murmurante, peut nous conduire.
Un commentaire