Jean 4, 43-54

L’HEURE
Jean prend le temps de situer son texte : après les deux jours de séjour de Jésus en Samarie, et après le signe des noces de Cana, le voilà de retour chez lui en Galilée où à ses dires aucun prophète n’est reconnu par les siens. C’est comme si l’évangéliste invitait son lecteur à faire un lien entre ces trois textes et la rencontre de Jésus avec le fonctionnaire royal qui vient à sa rencontre, à Capharnaüm, … « la ville de la consolation ».
L’homme vient trouver Jésus, car son fils est gravement malade, et ses jours sont en danger. Alors, Jésus d’interroger à la cantonade… « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » (v.48). 
Un signe a été donné à Cana, à la demande de sa mère, qui dévoile l’identité profonde de son fils et aussi de son chemin tout dirigé vers son Heure.
Les samaritains ont cru que Jésus est le Sauveur du monde, non plus à cause de ce que la Samaritaine (rencontrée au puits) leur avait dit, mais parce qu’eux-mêmes l’avaient entendu (v.42).
Le fonctionnaire royal est un « étranger », il est donc à même de reconnaître le prophète. D’autre part, il ne demande pas de signe mettant à l’épreuve l’identité de son interlocuteur, non…, il veut seulement la vie sauve pour son enfant, c’est pourquoi il s’impatiente : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » (v.49).
L’homme, à l’instar des samaritains, écoute Jésus et il croit en sa parole : « Va, ton fils est vivant » (v.50). Il ne tergiverse pas, ne s’éternise pas, ne demande rien d’autre que la vie, et descend chez lui. 
C’est une fois chez lui, qu’il vérifie… À quelle heure était-il avec Jésus ? À quelle heure son enfant s’est-il trouvé mieux ? Nous retrouvons l’Heure… cette heure de Jésus Sauveur, cette heure de tout les possibles pour l’homme et qui n’est autre que l’Heure de la Croix pour le Fils de l’homme. Pour ce fonctionnaire royal croyant, l’heure est anticipée, comme à Cana. 
L’heure de Jésus n’est pas encore venue, mais le Royaume de Dieu, Royaume de Justice, de paix, de miséricorde et de consolation, s’annonce proche et efficace, par la foi d’un seul homme étranger qui a appelé la vie sur son enfant.

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