Jean 5, 1-16

PATIENCE ET PERSÉVÉRENCE

Que d’obstacles à la guérison de cet homme ! Le temps (au moment où l’eau bouillonne), la concurrence (un autre descend avant moi), la solitude (je n’ai personne pour me plonger dans la piscine), la résignation (malade depuis trente-huit ans).
Alors que faire ? Attendre, mais quoi, mais qui ?

Et voilà que le moment favorable, le jour du salut est arrivé en la personne même de Jésus. Le jour du sabbat, ce jour consacré au Seigneur, va devenir celui de l’action de Dieu, de la libération et de la guérison d’un homme.

« Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! » (v.8-9).

Le récit ne finit pas sur la guérison, mais sur le dernier obstacle à la guérison intégrale de l’homme sauvé, la conversion du cœur. « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire » lui intime Jésus à sa deuxième visite au Temple de Jérusalem (v.14). L’homme ne remercie pas Jésus maintenant qu’il sait qui est celui qui ne s’était pas fait reconnaître du milieu de la foule au moment de la guérison. Non, mais il s’empresse d’aller dénoncer auprès des Juifs de Jérusalem, celui qui n’a pas respecté le repos du sabbat. Serait-il plus délateur que disciple ? ou déjà évangélisateur à proclamer le nom du Sauveur ?

L’appel à la conversion est une urgence qui s’adresse à chacune de nous : quand est-ce que je deviens ce disciple missionnaire que Jésus attend ? « Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu ; rends- moi la joie d’être sauvé » (Psaume 50).

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