Le plus grand dans le Royaume, c’est le petit, celui qui « se fera petit comme ce petit enfant-là » (v4).
Jésus, lui-même, s’est fait petit comme un enfant, simple (sans pli, sans retour sur soi), confiant, se laissant faire, recevant et s’émerveillant de ce qui est donné (reconnaissance et gratitude), ouvert au présent.
Retourner à l’état des enfants (v3) serait comme rebrousser chemin, revenir sur ses pas, au carrefour précédent, pour prendre un autre chemin. Cependant, même dans la recherche de la petitesse, l’humain peut rechercher sa grandeur. Le chemin étroit que Jésus nous appelle à suivre, invite à renoncer à vouloir être quelque chose pour être, tout simplement, à s’abandonner au double sens de se laisser (quitter l’ego) et se laisser faire (recevoir d’un Autre).
Alors, comme Jésus, le disciple devient apte à entrer en relation par cette petite porte (v5).
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