Jésus cède-t-il à l’envie d’une enquête d’opinions, ou désire-t-il simplement connaître ce qui habite le cœur de celles et ceux qui l’ont suivi et qu’Il a rassasiés ?
Avant d’interroger, le maître et ses disciples se sont retirés en un lieu de solitude, pour retrouver, au secret du cœur et dans la prière, leur propre et véritable identité.
Ainsi, les disciples sont préparés à répondre, en vérité, à la question de Jésus : que dit-on de moi ? Qui suis-je pour la foule ? Qui suis-je pour vous ?
Qui peut, qui veut réagir ? Avec enthousiasme, Pierre exprime sa conviction, sa foi.
Il sait, du plus profond de lui-même, qui est Celui en face de qui il se tient. Et Jésus confirme ses dires. C’est juste et bon, tout simplement.
Mais ne faut-il pas aussi entendre pleinement la mise en garde qui suit ? Celui qui est reconnu comme envoyé de Dieu aura beaucoup à souffrir. Le chemin qu’il emprunte et sur lequel il entraîne ses disciples, passera par la disqualification infligée par les spécialistes de la loi, des lettrés qui savent ou croient savoir. Il sera mis à mort. Mais il la traversera et sera relevé, réveillé.
Pouvons-nous adhérer à cette perspective ?
Suivre et reconnaître Jésus comme Maître et Seigneur de la mort et de la vie, c’est entrer dans l’inimaginable. C’est entendre la question qu’il nous pose aujourd’hui, non comme une interrogation de catéchisme, mais comme une invitation à la rencontre personnelle avec Lui. Et vouloir mettre nos pas dans les siens, c’est choisir de nous en remettre à lui, heure après heure, parce qu’Il est Celui que nous cherchons sans relâche et attendons tous les jours, aux coins de nos existences et au cœur de nos vies.
La réponse que nous désirons donner nécessite une prière continuelle, pour être de plus en plus disposés à la confiance en Celui en qui nous mettons toute notre espérance et tout notre amour.
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