Jean 6, 16-21

Comme cet Evangile prend une tonalité nouvelle en ce temps de la résurrection du Christ !  Jésus est parti, seul dans la montagne, parce qu’il ne veut pas qu’on le prenne et qu’on fasse de lui un roi (Jn 6, 15). Les disciples affrontent seuls l’obscurité de la nuit, le vent qui se déchaîne, la violence des vagues ; tous les éléments extérieurs semblent soudain leur être devenus hostiles. Ils rament pour avancer avec la seule force de leur volonté, mais la lassitude et la peur sont plus difficiles encore à maîtriser que la mer. Nous reconnaissons dans ces disciples, notre humanité assaillie, angoissée, sans repères, affrontée à la violence, au mal, à la mort. Notre humanité qui se débat contre les forces de mort, et qui n’y arrive pas par ses propres forces ! 
Jésus vient à eux, marchant sur la mer (Jn 6, 19). Il foule aux pieds les forces de la mort qui n’ont pu le retenir, il trace un chemin dans la mer (Ps 77, 19), il n’évite pas le mal et la mort, il les traverse. Jésus se présente à nous avec les mots du Dieu révélé à Moïse: Ego Eimi (Exode 3,14).
Et la barque aussitôt atteint le rivage. Comment sortons-nous de la turbulence chaotique de nos vies ? N’est-ce pas comme dans le récit de la création, par la Parole : « il dit et cela fut » ? Ici, la Parole, c’est Jésus lui-même : je suis, n’ayez pas peur ! Ainsi, la Traversée de nos vies, si souvent ballottées par les épreuves, devient pascale si nous mettons toute notre confiance en Celui qui nous rejoint et nous dit : C’est moi ! N’ayez pas peur !

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