Le long discours du pain de vie nous plonge aujourd’hui dans le mystère de la vie éternelle. Notre Dieu est le Dieu de la Vie, cela se comprend aisément, mais qu’Il se fasse notre nourriture, pour que nous ayons la vie éternelle, voilà qui a de quoi nous surprendre !
Pour entrer dans la vie du Ressuscité, il nous faut croire que le Père nous attire vers le Fils. Il nous faut recevoir son enseignement, croire à la venue de son Fils et manger le Pain Vivant descendu du Ciel ! Quel Mystère insondable pour notre raison humaine !
Celui qui dit « je suis le pain de vie » n’est-il pas Celui qui dès sa naissance a reposé dans une mangeoire, préfigurant le tombeau vide au matin de Pâques, tombeau ouvert qui n’attend plus que notre foi au Ressuscité présent au milieu de nous ?
N’est-il pas le compagnon qui sur la route d’Emmaüs s’est fait reconnaître à la fraction du pain ? N’est-il pas enfin Celui qui le soir de la Pâque a partagé aux douze le pain de son Corps, livré pour la multitude ? Et Jésus offre sa chair au regard et au toucher de ses disciples au soir de la résurrection, ce corps meurtri par la folie humaine, que le levain de l’Amour a ressuscité !
Pour qualifier le pain de vie, Jean utilise tantôt le passé et tantôt le présent. Ainsi, il est descendu, prenant chair dans l’histoire des hommes, et il ne cesse de descendre parmi nous, vivant ressuscité.
Jésus, pain vivant qui nous est donné aujourd’hui en nourriture, nous plonge dans la joie pascale, et nous invite à « devenir ce que nous recevons », Pain donné pour que le monde ait la Vie. Dans la foi, devenons avec Jésus, par Lui et en Lui, pain pour la route de tous nos frères et sœurs affamés d’humaine fraternité et de Vie plus forte que la mort. Devenons « bon pain » à l’image de Jésus qui est tout-Amour, tout-Pardon, Tout-miséricorde. C’est de cela que notre monde de violence et de déraison a besoin …
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