Luc 1, 26-38

Que peut bien signifier cette fête de l’Immaculée Conception ? Peut-être faut-il y réfléchir en solitude et dans la prière, l’évangile au plus près de soi. Et puiser dans l’histoire de notre aventure avec ce Dieu caché et manifesté tout à la fois. Cela pourrait nous surprendre, tout autant que l’irruption de l’ange dans l’ordinaire de la vie de Marie.
Qu’est-ce qui importe ? Savoir qui est vraiment cette vierge promise ? Toute relative à Dieu, elle donne au monde son Unique. C’est extra-ordinaire.
Mais il se pourrait que la salutation de Gabriel nous rejoigne personnellement. « Salut, sois en joie. La grâce est à son comble en toi, parce que le Seigneur est avec toi. » Est-ce le fait de nos mérites ou celui de nos qualités ? C’est celui de l’infinie et folle liberté de Dieu qui ne peut qu’aimer.
Qui sera celui que nous allons concevoir et enfanter ? Car nous allons nous aussi porter et enfanter la vie d’un unique, aussi incroyable que cela paraisse. « Comment, dans tant de faiblesses et pauvretés ? » Accueillons l’Esprit. Il transforme nos impossibles en une terre où germe la vie.
Mais aujourd’hui, est-ce la fête de la maternité de Marie, ou celle de sa conception ? Peut-être s’agit-il d’un seul mystère qui se déploie depuis l’origine. Destinés à l’amour, par l’amour, de toute éternité. Nous autant qu’elle, mais chacune et chacun à sa manière, afin de donner lieu à Dieu ; Il désirait offrir à son Fils une demeure digne de Lui, pour sa joie et pour la nôtre. « Voici la demeure de Dieu parmi les hommes, Marie, terre de la promesse. » Quand réalise-t-il cette merveille ? Dès l’instant où un « oui » est posé comme seule clé de la ligne musicale de sa vie. Tout le reste est l’affaire de Dieu, de notre Dieu. A lui va notre confiance. Soyons en joie.

Un commentaire

  1. « SOIS SANS CRAINTE, MARIE, CAR TU AS TROUVÉ GRÂCE AUPRÈS DE DIEU »… « VOICI LA SERVANTE DU SEIGNEUR ; QUE TOUT M’ADVIENNE SELON TA PAROLE » (Lc 1, 26-38). La foi ne va jamais sans des moments de doute, d’inquiétude ou d’agitation intérieure. Mais, dès l’instant où il y a une parole, un geste ou une merveille divine qui se manifeste en nous, notre foi croît et se fortifie, en devenant toujours plus confiante. Quand une nouvelle aussi grande est annoncée à Marie, celle de devenir la mère de DIEU, il y a de quoi être troublée, angoissée et s’interroger sur la possibilité d’un tel miracle. Mais, faut-il toujours tout comprendre, pour croire ? La foi a ceci de particulier qu’elle cache toujours une part de mystère, dont DIEU seul en a le secret. Tout ce qu’IL nous demande, c’est une adhésion complète et confiante. Car, son projet sur le monde et sur l’humanité, se réalise dans le quotidien de nos vies et au fil du temps. Rien n’est jamais achevé pour toujours. Croire c’est donc adhérer à la vie que DIEU nous offre, c’est s’engager à avancer là où on a souvent des difficultés à aller, là où cela semble impossible de passer, là où il semble évident qu’on ne pourra pas y arriver tout seul, sans qu’un Esprit de force nous soutienne et nous oriente. Marie a trouvé grâce auprès de DIEU. Dans son angoisse, DIEU a semé une lueur d’espoir ; dans ses doutes, IL a ouvert un chemin d’espérance ; de sa pureté de corps et de cœur, DIEU veut en faire une demeure. Sa virginité devient source de fécondité et de vie ; de son don total, à travers son ‘‘si’’, elle deviendra la Madone des apparitions, celle qui parcourt le monde, pour faire connaître son fils, ainsi que son cœur miséricordieux. Et lorsque l’Homme a expérimenté la joie de vivre en la présence de DIEU, que tout vient de LUI et tout retourne à LUI, il n’aura qu’il seule prière : « Que tout se passe pour moi selon ta parole ». Bonne fête de l’immaculée conception et bonne journée de méditation et de travail
    Abbé Achille Kandi, Archidiocèse de Bertoua

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