Luc 1, 26-38

« La vivante »

Le récit de la genèse, fruit d’un long compagnonnage de Dieu avec son peuple élu, nous dit que «  L’homme appela sa femme : « Ève »  c’est-à-dire « la vivante » parce qu’elle fut la mère de tous les vivants. » (Gn 3, 15, 20). Dans cette tradition, l’Eglise aujourd’hui célèbre la conception immaculée de Marie.

Pour Israël ce qui souille c’est toute perte de vie, alors l’Immaculée est  « la vivante ! » Marie conçue dans un oui divin absolu, pleinement libre ne peut que dire « oui » à la vie qui la comble depuis toujours: « Qu’il me soit fait selon ta parole ». De cette surabondance jaillit le chant d’une humanité nouvelle : « Mon âme exalte le Seigneur» En elle nous contemplons  notre destinée, chaque jour en devenir dans les « oui » de notre liberté.

« Immaculée », de tout son libre consentement, elle ne peut qu’aimer, selon ce beau passage de Bernanos : « Car enfin, elle était née sans péché, quelle solitude étonnante ! Une source si pure, si limpide, si limpide et si pure, qu’elle ne pouvait même pas y voir refléter sa propre image, faite pour la seule joie du Père- Ô solitude sacrée ! »

La pâque du Fils unique engendre pour elle une multitude de fils quand, du haut de sa croix, il lui dit : « Femme, voici ton fils » et que nous entendons « voici ta mère ». Marie, « Ève nouvelle », mère de tous les vivants. Immaculée, tu nous entraînes dans une résurrection où chacun est en marche vers l’accomplissement d’un désir divin inscrit au profond de son être.

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