Luc 1, 26-38

En cette fête de la conception de Marie, prenons avec elle le temps de l’instant divin. Mille choses ont été dites sur le texte d’Evangile qui accompagne et met en lumière le mystère de cette fête. Ajoutons notre petit peu de chose qui actualisera le don qui nous est fait en ce jour. Que nous apprenions à danser sous le soleil de Dieu plutôt que de craindre sa voix dans le jardin de notre vie.

Trois temps, le rythme d’une valse, comme trois moments de la grâce.

Le premier marque le pas. Il est celui de l’étonnement. Tu es « comblée de grâce » Il ne s’agit pas d’abord de nous demander comment et pourquoi, mais bien de nous laisser entraîner par la musique d’un fol amour qui nous dépasse infiniment et de le laisser éclabousser nos vies de la lumière qui en sourd, pour peu que nous acceptions de ne pas « faire tapisserie » dans ce bal-là.

Le second nous laisse légèrement en suspens : celui de l’accueil inconditionnel de ce qui nous dépasse infiniment, quelle que soit l’intranquillité dans laquelle il nous met. « Comment cela se fera-t-il ? » Pointer le nez en milieu divin et le garder en l’air, dans le Souffle qui porte et emporte et laisser l’Esprit agir.

Le troisième temps nous repose en pleine terre humaine. Il est celui de notre oui, de notre consentement à l’aventure initiée par un autre, par l’Autre. « Qu’il me soit fait selon ta parole ».

« Vierge attentive à la Parole qui modèle ta vie, depuis le jour de cet appel qui ébranla ton cœur, accueille en ton silence comme un don de l’Esprit, tous les enfants de Dieu qui errent dans la nuit ».

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