Luc 11, 47-54

Hélas pour vous ! Trois fois hélas !… « Vous avez enlevé la clef de la connaissance : vous n’êtes pas entrés et ceux qui entrent vous les avez empêchés » La réflexion d’un pharisien à propos « d’ablutions » 11,37 provoque en Jésus une violente révolte, une douloureuse compassion : « Vous aussi légistes, hélas pour vous ! »

Incontournable fraternité !

A chaque époque et chaque jour nous pouvons nous demander quels sont les fardeaux qui nous font ployer, ceux dont nous chargeons notre entourage. Tous les fardeaux que les guerres, les discriminations du monde moderne ou les jugements d’une société bien-pensante, mettent sur les épaules des plus petits.
« Aller aux périphéries », demande le pape François. « Aller dans les périphéries est plutôt simple : il suffit d’envisager tous les types de personnes dont on aurait aucune envie qu’elles se retrouvent dans notre famille… y aller ne suffit pas : y aller en leur redonnant une place, leur place… cela demande une posture très simple et très compliquée : le non-jugement, cela consiste à laisser l’autre être ce qu’il est.
Les périphéries ce sont aussi les lieux en nous, devenus inaccessibles, étouffés par les occupations et les projets, les tyrannies de nos emplois du temps et notre peur du vide »*, un subtil refus de se voir et de s’accepter tel que l’on est, tel que Dieu, lui nous accueille dans ses bras ouverts à tous sans conditions si ce n’est celle de s’y laisser prendre. De se laisser pas à pas devenir libre à l’infini de l’amour.
« Mon joug est facile et mon fardeau léger.» Mt 11,30

*M-L Durand (Dix idées bizarres sur la vie religieuse)

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