Luc 13, 1-9

Nous avons l’impression, ce matin, de parcourir les titres d’un journal : des galiléens massacrés lors d’une cérémonie religieuse, 18 personnes tuées par l’écroulement d’une tour, un figuier stérile condamné à vivre. Notre premier réflexe est de vouloir connaître les pourquoi, les comment, les coupables … Nous voulons savoir et nous ne saurons pas ! Le silence de l’Evangile, très éloigné du bavardage de notre monde, crée un vide.

Jésus nous invite à une autre logique. Cessez, nous dit-il, de regarder les autres pour trouver les causes du mal : les étrangers qui augmentent le chômage, les réfugiés qui causent l’insécurité, les fonctionnaires qui accentuent la dette publique, les industries qui polluent la planète.
Cessez de chercher les causes du mal dans le passé, cessez de regarder vers l’arrière, vers le bon vieux temps des oignons d’Egypte. Le présent ne dépend pas du passé, c’est l’avenir qui dépend du présent.

Regardons ce que nous pouvons faire aujourd’hui, là où nous sommes, pour que les figuiers de notre terre portent du fruit … comment pouvons-nous creuser et nourrir la terre de notre vie, celle de la communauté et de la famille, de la société, de la planète ? La question tragique du mal dans nos existences demeure. Et la réponse chemine en silence, dans la conversion de notre manière de regarder, de penser et d’agir, dans la foi, l’espérance et l’amour.

Un commentaire

  1. Bonjour,
    « Le présent ne dépend pas du passé, c’est l’avenir qui dépend du présent. » Merci pour cette invitation à nous retourner !
    Merci aussi d’ancrer l’évangile dans notre temps. C’est plus concret pour moi.

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