Lc 12, 54-59

Reconnaître le temps où nous sommes, juger soi-même ce qui est juste, l’un semble entraîner l’autre. Jésus le suggère par ces deux avertissements : « Le temps présent, comment ne savez-vous pas le reconnaître ? » et ce n’est pas le moment de se venger, se presse-t-il d’ajouter : «Tâche de te dégager de ton adversaire en chemin de peur qu’il ne te traîne devant le juge … et que le garde ne te jette en prison. »
« Aujourd’hui cette écriture est accomplie pour vous qui l’entendez », (Lc 4, 21) ainsi s’ouvrait dans la synagogue de Nazareth la proclamation de la Bonne Nouvelle aux pauvres : l’Esprit du Seigneur est sur son Envoyé, une année du Seigneur accueillante est proclamée.
Devant la gratuité d’un tel bonheur, la venue si désirée du Sauveur attendu depuis les siècles, dans la grâce de ce jour où vous êtes et que vous ne voyez pas, dit Jésus, est-il possible de flirter avec la haine, de donner libre cours à l’agressivité ? Non ! Et ce n’est pas seulement à ses disciples que Jésus s’adresse c’est à une foule, à une multitude, à nous tous sans exception. Il n’est pas trop difficile de découvrir en chacune de nos vies l’actualité brûlante et quotidienne de cet avertissement miséricordieux, que la Parole nous redit à chaque nouvelle occasion.
« Quand Jésus approcha de la ville, il pleura sur elle : « si toi aussi tu avais su en ce jour comment trouver la paix !… Hélas ! Cela a été caché à tes yeux ! ». Lorsque Jésus vient visiter Jérusalem, monté sur un ânon, il lui apporte la paix. Rater ce rendez-vous, c’est attirer sur soi le malheur, la destruction de la ville. Lc 19, 41-44

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