Luc 12, 49-53

© Ph. Cahn

La montée de Jésus vers Jérusalem est jalonnée d’enseignements à l’attention de ses disciples (Luc 12, 22). Il leur est aussi donné d’entendre, comme pour le lecteur que nous sommes, ce que leur maître porte au plus profond, dans sa « venue » parmi les siens en vue du salut.

L’évangéliste Luc met deux images dans la bouche de Jésus trahissant des sentiments antinomiques : l’image du feu dont Jésus voudrait tant hâter la venue s’il le pouvait ! (V 49). Et l’image du baptême dont il « doit » être baptisé, qui se profile de façon angoissante (v 50) ; qui ne serait tenté d’en freiner la venue ?

Jésus apparaît là comme tiraillé.

Se déterminer pour le Christ et pour une vie en cohérence avec les valeurs évangéliques relève de choix pouvant entraîner la « division » (v 52) au cœur même de la cellule humaine (la famille) où des relations de paix seraient des plus attendues. Mais la paix dont Jésus est venu nous faire le don, « sa paix » (Jean 14, 27), est tout autre qu’une paix mondaine s’apparentant à l’absence de divisions.

La vie de disciple suppose des choix qui ont un prix. Celui qui nous y invite a été lui-même traversé par ces tiraillements intérieurs propres à tout processus de discernement. Jésus ne fait pas l’impasse sur ce qu’il nous invite à vivre. Il nous précède toujours et nous trace le chemin.

Un commentaire

  1. Bonjour et merci pour ce commentaire si clair.
    « La vie de disciple suppose des choix qui ont un prix. »
    Savoir que Jésus a été tiraillé de la même façon que je le suis me rassure et me donne courage et force.
    Merci à toutes de m’éclairer chaque jour.

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