Luc 14, 15-24

Tous invités…
© Christophe Gans, Film « La Belle et la Bête », 2014

Cette parabole des invités au festin vient en conclusion de ce repas que Jésus est en train de prendre chez un pharisien, on ne sait même pas s’il y a été invité… mais il est là. Un jour de sabbat, il est entré dans la maison d’un chef. C’est vrai qu’en Orient, l’hospitalité est ouverte, on entre chez les personnes pour les visiter, sans forcément les prévenir, eux reçoivent et accueillent sans restriction. Ses détracteurs l’observent ; et lui, il enseigne en paroles et en actes. 

  • Il guérit l’homme souffrant d’hydropisie, entouré du silence et de l’incompréhension de ses hôtes.
  • Il parle aux invités des dernières places à prendre pour avoir la joie de recevoir l’honneur des premières. L’abaissement étant toujours récompensé d’un relèvement.
  • Il parle ensuite à son hôte de la gratuité, celle d’inviter des pauvres pour être libre de n’avoir rien à attendre d’eux en retour. Si ce n’est cette promesse de béatitude « heureux seras-tu » de n’avoir rien maintenant mais tout à la résurrection des justes.
C’est alors qu’un des convives attrape au vol cette promesse de joie et l’ouvre aux temps eschatologiques « Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! » (v.15). Jésus continue son enseignement par une nouvelle parabole, celle d’un festin où des invités négligents et occupés à leurs propres affaires ne daignent pas honorer cette invitation, et se dédouanent assez légèrement, et même pour le dernier sans demander d’excuses.
Tout est prêt, l’heure est venue (v.17), le maître du banquet ne peut se résoudre à la salle vide ni aux mets gâchés. Il ouvre alors grand les portes, et va « ramasser » tous les pauvres de partout : estropiés, aveugles et boiteux. C’est bien à eux qu’est annoncée la Bonne Nouvelle. Et comble de l’humour… occupée par tous les pauvres de la terre, la salle n’est pas encore remplie ! Ce royaume est infini. Qu’à cela ne tienne, c’est de force que les derniers invités y entreront ! (v.23).
La leçon que nous donne saint Luc : que nos cœurs soient ouverts comme le sont les portes du festin et les bras du Maître.

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