Luc 14,1-6

Et voici que Jésus entre dans « une maison de quelqu’un des chefs des Pharisiens lors d’un sabbat pour manger du pain et eux étaient surveillant lui » (N.T. interlinéaire grec – français) « Entré dans la maison de l’autre, mangeant ce qui lui est offert » (10,5-7 ). Nous entendons en arrière fond  le discours de mission et nous pourrions nous réjouir, apercevant la moisson. Mais voilà la communion menacée. Au lieu de veiller sur leur hôte, ils le « surveillent ».v.1 « Voici un homme hydropique devant lui » v.3 et c’est le sabbat ! Occasion rêvée de prendre Jésus au piège. Cependant, « est pris qui croyait prendre » ! « Est-il permis ou non de guérir un malade le jour du sabbat ? » demande le Maître. « Et eux se turent ». (v. 3-4 )

Quelle est donc cette clef qui aux mains de Jésus  fait sauter les verrous des portes clauses de la loi qui enferme , pour chanter la mélodie du Bonheur ? Nulle autre que l’Amour du Dieu Père qui fait appel à ce qu’il y a de plus profond dans l’homme, ce qu’il tient de sa ressemblance avec l’Auteur de la Vie : « lequel d’entre vous si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne le hissera pas aussitôt  en plein jour de sabbat » ? (v. 5 )

Voilà le sabbat des Origines : lorsque Dieu contemplant sa création  vit que « cela était bon et se reposa de tout l’ouvrage qu’il avait fait ». Gn 1. Mais au lieu d’entrer dans l’Amoureuse folie de Dieu, l’homme s’est mis à marcher « à pas comptés » pour s’assurer le salut et entrer avec son Dieu dans une procédure de calcul et de mérite.

Alors le « puits », source de vie, s’est desséché  pour devenir un tombeau.

Mais voilà, Jésus nous rappelle qu’on ne mérite rien, puisque le salut est gratuit et que comme l’hydropique il suffit de se situer « devant Lui » v. 2 dans la vérité de notre fragilité,  pour qu’ Il nous « prenne, nous guérisse   et nous laisse aller » ( v. 4 ) sur les chemins de la vie…  Mais eux « furent incapables de répliquer à ces choses ». ( v.6 ) L’enfermement des humains a fait descendre Jésus, et d’autres après lui, dans le puits desséché de « la fermeture à l’Amour » (Lytta Baset), mais au matin de Pâques la Parole a surgit, « hissée » (v.5 TOB) par le Père  dans la Gloire du Sabbat Nouveau.

« Entrerons-nous avec Lui au lieu de Son Repos » ? Là où il n’y a d’autre  loi que celle de l’Amour ?

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