Luc : 6,12-19

Dans les chapitres précédents, les pharisiens cherchent comment nuire à Jésus.

«  ..ils parlaient entre eux de ce qu’ils pourraient faire à Jésus… » chap. 6, verset 11.

Mais Jésus poursuit sa route, sa mission l’attend. Et comme à chaque moment important , il part seul dans la montagne et se tient la nuit entière dans la prière.
Le jour venu sa décision est prise. Il appelle ses disciples et il en choisit douze parmi eux.
Jésus prend la place de Jacob. Celui ci avait engendré douze fils qui avaient donné leur nom aux douze tribus d’Israël. Il fonde à nouveau en instituant les douze.
Ils les appelle apôtres, c’est-à-dire envoyés. Car ils continueront son œuvre .Il leur donne tout ce qu’il est pour qu’ils servent plus tard à sa place et en son nom.

« Le premier d’entre eux est Simon que Jésus nomme Pierre. Simon, le fils de son père, mais il devient Pierre, la pierre fondatrice de ce peuple nouveau. Tout en gardant son ancien nom, il naît à une identité nouvelle. Il sera le roc inébranlable sur lequel les autres pourront s’appuyer.

Pour finir la liste nous trouvons «  celui qui devint traître » : manière discrète de souligner la liberté de Judas. ; Cela s’est passé ainsi , il aurait pu en être autrement. Ph. Bacq.

Après le choix et le nom des douze compagnons, Jésus redescend de la montagne., tout comme Moïse, il retrouve le peuple, la foule, en bas, dans la plaine.
Nous avons comme un cercle autour de Jésus qui s’élargit. Les Apôtres, les disciples qui étaient avec lui sur la montagne, puis la foule immense de ses disciples et enfin la multitude de gens… et Jésus se tint au milieu d’eux, frémissant de compassion devant cette multitude de toutes contrées qui est là comme des brebis sans pasteur. Elle se presse pour se faire guérir car une force sortait de lui qui les guérissait tous.
« La multitude se pressait pour se faire guérir car une force sortait de lui et les guérissait tous. »
Cette force qu’il a puisée dans cette longue nuit de prière en intimité avec son Père.
Il les guérissait tous . Dans les chapitres précédents nous avons toutes sortes de guérison opérées par Jésus : les lépreux, le paralytique,…! Ne serait-il qu’un thaumaturge ? Non, il vient tel un nouveau Moïse délivrer son peuple de la servitude et des fardeaux imposés par les pharisiens et délivrer un message de miséricorde et de compassion.

Un commentaire

  1. JÉSUS S’EN ALLA DANS LA MONTAGNE POUR PRIER, ET IL PASSA TOUTE LA NUIT À PRIER DIEU. LE JOUR VENU, IL APPELA SES DISCIPLES ET EN CHOISIT DOUZE AUXQUELS IL DONNA LE NOM D’APÔTRES (Lc 6, 12-19). Prier requiert une certaine attitude, un lieu de silence et de désert. Mais aussi, la grandeur et l’importance de nos attentes justifient aussi le temps et tout le soin nécessaire que nous accordons à cette rencontre intime avec DIEU. Pour choisir ceux qui devront l’accompagner sur ses chemins de mission et à qui IL confiera les clés du Royaume, le CHRIST consacre toute une nuit de veillée et de prière. Car, le choix n’est pas toujours facile et évident à faire et à assumer, surtout quand il faut chercher les disciples dans divers lieux d’activités, de collecteur d’impôts à pêcheurs, mais aussi quand il faut accueillir dans son cœur, ceux qui vont le renier, le trahir et l’abandonner plus tard. D’où l’importance de se référer à DIEU. C’est par la prière que l’Homme acquiert la force nécessaire pour porter tout ce poids, c’est-à-dire anticiper sur toute forme d’éventualité. Car, se préparer par la prière, à des évènements difficiles et même avant toutes nos activités, c’est demander le secours de DIEU pour nos forces limitées, mais c’est aussi le signe que l’Homme ne veut pas cheminer seul, qu’il croit en lui tout autant qu’il espère en DIEU. C’est pour cela que la grâce divine est le prolongement des forces et de l’intelligence humaines. La prière n’est donc pas occasionnelle ni un acte isolé. C’est elle qui fonde la vie, les activités et les projets de l’Homme, puisqu’elle nous met en relation avec CELUI qui traverse l’éternité, qui est à la fois le début et la fin. Et c’est en parcourant son existence avec la prière comme support, que l’Homme parvient à se réaliser pleinement ou encore c’est en cheminant avec la prière comme lumière, que des chemins d’espérance s’ouvrent en permanence pour nous. Nous ne prions pas nécessairement pour trouver ce qui est parfait, mais davantage pour rendre parfait ce que nous trouvons et choisissons. Bonne journée de méditation et de travail
    Abbé ACHILLE KANDI, Archidiocèse de Bertoua

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