Marc 16,15-18

Début du IIè siècle de notre ère, ce texte choisi parmi d’autres manuscrits est ajouté à l’Evangile de Marc en guise de finale, absente ou perdue. Quel intérêt ? Et pourquoi proposer cela à la prière et aux célébrations de ce jour ? Et si nous trouvions là une trace, un écho de la vie des jeunes communautés chrétiennes, celles nées de la prédication des Apôtres et de Paul : la course de la Parole et l’annonce aux gentils (V.15), l’universalité du salut, la foi et le doute, le baptême, le combat et le courage dans les tribulations de tous genres, le questionnement, voire les querelles théologiques, la diaconie (V.18), et par-dessus tout et en tout, l’assurance ancrée dans l’expérience, que :

« Rien ne pourra nous séparer de l’Amour du Christ ».
Pourvu que nous vivions et agissions en toutes choses
« En Son Nom » (V.18)

Nous pouvons entendre ici une invitation à écrire, de nos vies et de celles de nos communautés chrétiennes, (certains le font de leur sang), l’icône du Visage du Christ et de Son Évangile pour le monde d’aujourd’hui. Une Eglise « en sortie », exhorte notre Père François :
« Aujourd’hui, dans cet “ allez ” de Jésus, sont présents les scénarios et les défis toujours nouveaux de la mission évangélisatrice de l’Église, et nous sommes tous appelés à cette nouvelle “sortie” missionnaire. Tout chrétien et toute communauté discernera quel est le chemin que le Seigneur demande, mais nous sommes tous invités à  accepter cet appel : sortir de son propre confort et avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile. « La joie de l’Evangile »

« Eglise de toujours aux écoutes du monde,
Entends-tu bouillonner les forces de l’histoire ?
La terre est travaillée par de sourdes violences,
Affamée d’unité en mal de délivrance.
Eglise de toujours au service du monde,
Enracine la foi, au creux de nos détresses,
Dégage de ses liens cet Espoir qui tressaille,
Engagée sur la voie d’angoisse et de promesse.
Eglise de toujours, Évangile du monde,
Affranchis de la peur la terre qui enfante,
Baptise dans l’Esprit l’éclosion de son germe,
Coule en fleuve de Paix, emporte notre histoire. » Hymne K 201-1

Laissons-nous, oui, emporter par cette si belle Hymne. Demandons à saint Paul une double part de son esprit, qu’il nous rende inventifs, créatifs, audacieux, contagieux du feu de l’Evangile, rayonnants du Visage de notre Bien-Aimé Seigneur et Sauveur Jésus-Christ !

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