Marc 3,1-6

Et qui donc, de l’homme à la main desséchée ou des Pharisiens au cœur endurci, souffre de paralysie, Seigneur ? Qui ? De celui que ton regard fait sortir de l’ombre ou de ceux qui te « surveillent afin de t’accuser», de te « faire périr » ? Qui Seigneur ? Et moi ? Qui suis-je, où suis-je ?

Pourtant, ta Parole est ici adressée à chacun pour qu’il choisisse « le bien, le salut, la vie ». (v.4)
Cela déjà nous avait été dit dans les temps anciens, il faut nous le rappeler Seigneur, toujours nous le rappeler : «C’est la vie et la mort que j’ai mises devant vous, …. Tu choisiras la vie… » Dt. 30

Mais là où l’homme à la main desséchée entend une parole de Résurrection,
« Lève-toi dans le milieu »
,
les Pharisiens s’enferment dans un mutisme de condamnation à mort du Maître même de la Vie.
« Venir au milieu » (v.3), n’est-ce pas accéder au « lieu » même du Christ ressuscité ?
« Il vint, toutes portes verrouillées, il se tint au milieu d’eux » nous dit St Jean. (Jn 20) et encore
« Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » N’est-ce pas « donner lieu » à Sa Parole et puiser en elle cet élan d’une « main tendue » vers la Sienne, qui nous tire de nos « enfers » ? (Icône) « Etends la main ». « Il l’étendit et sa main fut guérie »

S’en est fait Seigneur, tu as « sauvé une vie », tu vas la payer de la tienne…
Est-ce cela qui t’arrache ce regard d’amoureuse colère et ce cri jailli comme du haut de la croix ?
« Promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leur cœur… »

Entendons ici les accents bouleversants d’un Jean de la croix :

« Las ! dit le Pastour, à celui male chance
Qui loin de son cœur mon amour a chassé,
A qui ne veut plus jouir de ma présence
Et M’a laissé le cœur d’amour tout navré ! » (1)

Seigneur, consentirons-nous à nous laisser déplacer vers « le Milieu Divin »,
à « étendre la main » vers toi et vers nos frères et sœurs,
à entrer dans la logique de ton Sabbat nouveau, là où tu mets l’homme debout,
promis au face à face avec « ton Père et notre Père » ?

(1) Jn de la + : Poème VII « Du Christ et de l’âme » Traduction P. Cyprien de la N.de la V. – DDB

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