Marc 6, 53-56

De grâce, touchez-moi !

frange manteau

Ils ont compris, ces gens qui se mettent en route. Ils parcourent toute la région, transportent des malades, les conduisent à Jésus pour qu’ils puissent le toucher … qu’ils puissent toucher au moins la frange de son manteau. Ils ont compris ! Jésus n’attend que cela : Jésus attend que nous le touchions !

Dans la foule pressée autour de Jésus, une femme prenait le risque de le toucher, de manière furtive … Et Jésus s’exclamait : « qui m’a touché » (Mc 5, 30) ? Jésus n’exprime ni colère ni désaveu … il dit plutôt « enfin quelqu’un a osé me toucher » ! Nous voici au point central de la venue du Verbe dans la chair : en lui Dieu se laisse vraiment toucher. Dieu se laisse toucher, par les rejetés, les condamnés, les impurs, les indignes, les intouchables, … Et sa proximité bienveillante et inconditionnelle les guérit tous.

Nous-mêmes, parfois, nous nous tenons à l’écart … Nous nous pensons trop peu dignes, pas assez purs, pour nous approcher de lui ! Nous nous enfermons dans une recherche de mérite et de perfection, dans une image idéale de nous-mêmes qui nous barre le chemin de l’amitié désirée par Jésus … Nous demeurons dans l’illusion sur nous-mêmes, nous nous trompons de Dieu.

Rappelons-nous la parole de Jésus : « les publicains et les prostituées vous précèdent dans le Royaume » (Lc 21, 31) ? Et courrons vers Jésus pour le toucher, tels que nous sommes, et lui dire : « Seigneur, toi seul me rends digne de t’approcher, de te recevoir, tu dis une Parole et je suis guéri ».

Un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.