Matthieu 11, 25-30

« Je suis doux et humble de cœur »

VENEZ À MOI !

En cette solennité du Sacré Cœur de Jésus approchons nous de lui pour méditer les indices de l’amour divin qui nous sont rapportés par l’évangéliste saint Matthieu. Ce passage d’évangile nous donne un concentré de l’amour exprimé dans la douceur et l’humilité du cœur de Jésus.
L’amour de Dieu se manifeste en Jésus, par sa louange et sa reconnaissance filiale, un amour qui s’élève au ciel ; et par son amour de prédilection aux tout-petits, un amour qui s’abaisse : « le propre de l’amour étant de s’abaisser » (sainte Thérèse de Lisieux, Ms A 2vº).
Il se manifeste en Dieu par sa volonté de tout remettre à son Fils, dans une totale désappropriation divine et une parfaite intimité de communion.
Il se manifeste, enfin, dans la participation humaine à cet amour divin, par le désir absolu de Dieu de tout donner à sa créature, pour le repos de son âme, et en la libérant du poids de son fardeau. Quel est-il ? Jésus ne parle ni de condition humaine, ni de péché, ni de malheur, ni de souci, ni de mort. À chacun de nommer ce qui paralyse et empêche la vie de passer et de danser.
Mais, en opposition à ce qui plombe l’humain, Jésus offre une attraction plus forte, plus désirable, plus consolante, plus reposante, plus universelle : « Venez à moi, vous tous ». Jésus appelle à venir à lui, Jésus appelle à laisser venir à lui les enfants, les blessés de la vie, les pauvres et les accablés, les petits et les vulnérables.
Cet amour aimant qui aimante : voilà le seul joug qui rende libre, ce joug qui lie Père et Fils et qui agrège tous ceux et celles qui viennent à Jésus et se reposeront sur son divin cœur, son cœur tout à la fois humain et divin.
En cette solennité du Cœur sacré de Jésus, prions-le avec la poésie de sainte Thérèse (PN 23)

J’ai besoin d’un cœur brûlant de tendresse
Restant mon appui sans aucun retour
Aimant tout en moi, même ma faiblesse…
Ne me quittant pas, la nuit et le jour.
Je n’ai pu trouver nulle créature
Qui m’aimât toujours, sans jamais mourir
Il me faut un Dieu prenant ma nature
Devenant mon frère et pouvant souffrir !

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