Matthieu 13,1-9

Pénétrons plus avant dans l’épaisseur…

© Arcabas, Si le grain ne meurt
© Arcabas, Si le grain ne meurt

Pas de fruit qui puisse germer à partir du grain sans la descente et l’enfouissement dans l’épaisseur de la terre. Pas de terrain favorable sans profondeur suffisante.
Et si cette profondeur de terre symbolisait le temps qu’il faut pour que la succession des événements de nos vies prenne consistance dans la durée afin de produire une véritable expérience spirituelle !
Et si les terrains évoqués dans la parabole, – amas de pierres, ronciers qui étouffent, chemins piétinés et tassés – signifiaient la tentation de l’immédiateté, le mirage des résultats voyants et éphémères !
Alors oui, la « bonne terre », celle qui révèle son épaisseur, sa profondeur, ne serait-ce pas ce patient consentement à entrer dans l’attente, à endurer le délai obscur et incertain de la transformation cachée du grain tombé, perdu, transformé, nul ne sait comment !
Tel est le travail de la Parole semée en nous, dans l’aridité des travaux quotidiens : là s’ouvre la grâce d’être touché par le don d’un fruit qui nous vient comme par surcroît…
« D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils donnaient du fruit, celui-ci cent, celui-là soixante, celui-là trente. Que celui qui a des oreilles entende ! ».

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