» Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean Baptiste «
Et l’évangile commente en disant : « le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et de ses convives, il commanda de la lui donner » Quelle lâcheté et légèreté !!! Sans oublier que tout cela est arrivé parce que la jeune fille a dansé et plu au roi !!! Avec quelle facilité on apporte la tête de Jean Baptiste sur un plat ! Et ses disciples viennent prendre le corps pour l’ensevelir. Une violence énorme qui couronne un jour d’anniversaire et de fête !
Hérode voulait « sauver la face » au lieu de « sauver le prophète », alors que nous lisons dans la première lecture, que le prophète Jérèmie a été sauvé de la main des prêtres et prophètes qui voulaient sa mort, par un ami, Ahiqam, un scribe royal qui soutenait la réforme religieuse de l’époque.

Oui, prêtres et prophètes qui ne voulaient pas écouter la Parole de Dieu, se sont mis d’accord pour en finir avec Jérèmie qui les dérangeait parce qu’il les appelait, les exortait à changer de vie, à rendre meilleurs leurs actes et leurs chemins. Comme le Baptiste qui rappelait à Hérode qu’il n’a pas le droit de prendre Hérodiade pour femme.
Mais la pointe de l’Evangile est peut- être d’indiquer qui est ce Jésus dont Hérode a appris la renommée. En effet, Hérode reconnaît dans ses actes et paroles ce que faisait le Baptiste. Il n’a pas vu Jésus, mais il a entendu parler de Lui, de ses miracles, et le voilà qui parle de résurrection d’entre les morts. Pour Hérode, Jésus est Jean Baptiste qui est mort et ressuscité.
A la fin de l’Evangile, les disciples de Jean annoncent à Jésus ce qui est arrivé. Ils lui annoncent la fin tragique de ce prophète, comme beaucoup de ses prédécesseurs.
Nous pouvons entendre en germe l’annonce de la fin tragique de Jésus qui bientôt va arriver. Jean Baptiste est venu préparer le chemin du Seigneur, il l’a fait par sa vie et par sa mort.
Un commentaire