On croit connaître quelqu’un parce qu’on a des informations sur lui, sur ses racines, ses relations.
Mais parfois ou souvent, on est étonné de ce qui émane de lui et nous échappe : une manière d’être, de se comporter avec autrui, une sagesse à laquelle nous ne sommes guère habitués, un enseignement donné avec une autorité qui permet et ouvre de nouveaux chemins de vie. Au lieu de nous laisser ébranler dans nos « connaissances », d’accepter de remettre en question nos opinions bien ancrées, nous repoussons ces ouvertures, ces fissures qui ébranlent nos certitudes. Au contraire, le choc de ces surprises provoque fermeture et rejet.
Que se passe-t-il ? Nous sommes déstabilisés et préférons demeurer au centre plutôt que d’envisager une autre manière d’être et de faire, suscitée par un autre, par des paroles qui entraînent sur d’autres chemins que ceux que nous empruntons habituellement.
Pour que la vie se mute en « miracle », il faut l’accueil d’une nouveauté toujours possible, ici et ailleurs, parmi des tout proches ou des plus lointains. Seule la confiance génère de l’inouï, de l’inattendu, du renouveau.
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