Matthieu 12, 22-36

L’Evangile de ce jour nous fait passer de la montagne à la mer, de la solitude de Jésus à la tempête des disciples. Comme si ces deux lieux sont inséparables !

Pendant que les disciples luttent contre les vagues, Jésus est sur la montagne en prière. Son apparente absence cache une présence plus profonde.
Au moment où dominent les vents contraires, les nuits de doute, les fatigues du cœur ou les épreuves de la vie, Dieu semble absent ; il garde le silence. Pourtant, le silence de Dieu n’est jamais son absence. Il est le symbole de cette nuit de l’amour qui prépare dans la discrétion une rencontre plus intime.
Au cœur de la nuit, Il vient et ouvre un chemin. Là où nous l’attendions pas, Il vient. Nous avons parfois du mal à Le reconnaitre lorsqu’Il vient à nous sous des visages inattendus : une épreuve qui nous fait grandir, une parole qui nous déplace, un silence qui nous purifie, une rencontre qui nous convertit. Nous attendons Dieu dans l’extraordinaire, alors qu’Il vient discrètement au cœur même de notre histoire.

Et dans cette traversée, réside une seule assurance : « Confiance, c’est moi. N’ayez pas peur ». Comme Pierre, tout change si nous osons répondre à cet appel, si nous gardons le regard fixé sur Jésus. Mais, dès nous regardons ailleurs, tout s’enfonce !
Il s’agit d’un simple changement de regard : au lieu de le fixer sur nos limites, nos blessures ou les différentes difficultés… c’est une invitation à regarder le Christ, cet Agneau Immolé, mais debout qui nous tend la main, nous relève, ravive en nous une foi humble, persévérante et confiante !

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