Matthieu 16,13-19


« Mon Eglise » (V.18)

 « Que notre pensée et notre regard soient fixés sur Jésus-Christ, commencement et fin de toute action de l’Église. Il est le fondement et personne ne peut en poser un autre (1 Co 3, 11). Il est la « pierre » sur laquelle nous devons construire. Saint Augustin le rappelle avec des paroles expressives lorsqu’il écrit que l’Église, bien qu’étant agitée et secouée par les événements de l’histoire, ne se « renverse pas, parce qu’elle est fondée sur la pierre : c’est de là que Pierre a pris son nom. Car ce n’est point de Pierre que vient le nom de la pierre ; mais le nom de Pierre vient de celui de la pierre ; comme le nom du Christ ne dérive pas du mot chrétien ; mais le mot chrétien dérive du nom du Christ. En effet, la pierre était le Christ, et Pierre lui-même avait été établi sur ce fondement (In Joh. 124, 5 : PL 35, 1972). »

(22/02/016 homélie du Pape François lors du jubilé de la curie romaine)

Alors, plutôt que de parler de la profession de foi de Pierre, pourquoi ne pas parler de la profession de foi de Jésus, inscrite en ces paroles de tendresse :

« Mon Père » et « Mon Eglise ». 

Le Maître interroge ses disciples. En bon pédagogue, il commence à la périphérie pour creuser jusqu’au cœur de ceux  auxquels Il s’est lié en vue du Royaume…  Lui, « Il sait ce qu’il y a dans l’homme », mais eux, que savent-ils  du « Fils de l’Homme » ? « Pour eux qui est-il ? » ? La question de Jésus ouvre une brèche dans leur « non savoir » pour y  laisser affleurer la révélation du Père :

« Heureux es-tu Simon fils de Jonas, car ce n’est pas la chair et le sang qui t’on révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux ».
« Mais à ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.  Ceux-là ne sont pas nés du sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu. (Jn.1, 12-13)

 Heureuse es-tu Eglise, « Mon Eglise », dit Jésus ! Je professe que ta fragilité est le lieu de la force invincible de l’Amour de « Mon Père », qui me révèle à toi comme Son Fils Unique, « Aîné d’une multitude de frères ».
J’ai foi en toi, Eglise, « Mon Eglise », car tu tiens ton souffle de Mon Souffle et ta vie de Ma Vie de Ressuscité, et « la Puissance de la Mort n’aura pas de force contre toi », pourvu que tu te gardes d’oublier que  Je suis Mort et Ressuscité pour toi et que « ma force se déploie dans ta faiblesse ». « Comme mon Père m’a envoyé, à mon tour je t’ envoie.» (Jn. 20,21)  Sois Béatitude pour tes frères et sœurs en humanité.

Seigneur en ce temps de Carême, que Thérèse de Jésus nous apprenne à être vraiment
« fils et filles de l’Eglise »,
et que résonne en acte dans nos vies, le  cri de la petite Thérèse :
« Dans le cœur de l’Eglise, ma Mère, je serai l’Amour »

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