Matthieu 4, 18-22

© Sr Valérie

Il est toujours frappant de constater qu’un des premiers gestes de Jésus est de rassembler une communauté. Dans l’Evangile de Matthieu, il appelle ses premiers disciples deux par deux. Et l’évangéliste précise que chaque duo est un duo de frères : « Simon, appelé Pierre et André son frère… Deux autres frères, Jacques fils de Zébédée, et Jean son frère. » (V 18. 21).

Une deuxième chose me frappe : Jésus ne demande pas de quitter ceci ou cela mais de le suivre (v 19. 21). Cependant pour répondre à l’appel, chacun est amené à discerner ce qu’il lui faut laisser : Pierre et André laissent leur métier (v20) ; Jacques et Jean leur famille et leurs biens (v22).
La fraternité semble le soubassement de la mission. En Marc 6, 7, Jésus envoie les disciples en mission deux par deux. De la même manière que la mission ne semble pas une affaire personnelle, il semble que l’appel ne soit pas non plus une affaire personnelle mais communautaire. C’est par les uns et les autres que chacun peut se reconnaitre appelé à la suite du Christ : « Venez à ma suite, et je vous ferai pécheurs d’hommes » (v19). Dans la tradition biblique, l’eau est symbole du mal. Pécher un homme c’est le tirer hors de l’eau. Devenir pécheur d’hommes serait lié au Salut. Celui-ci semble être à découvrir dans cette fraternité que suscite le Christ à travers sa marche.

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