Matthieu 6, 19-23

De la lumière, des ténèbres. Des trésors ? Un trésor ? Comment accueillir et vivre une plénitude offerte ?

Sommes-nous chercheurs infatigables du trésor inaltérable ? Tout demande un discernement permanent. Il nous faut jeter notre dévolu sur ce que nous laissons entrer en nous, élire ce qui peut demeurer pleinement à l’intime, dans le corps, le cœur. C’est un engagement à reprendre chaque jour et parfois à chaque instant.

Pour commencer, ce choix s’opère dans la manière dont nous regardons et appréhendons les événements, les personnes et les choses. Tout se présente à nous dans une singularité, des particularités. Comment accueillons-nous ? Avec méfiance, colère, agressivité, bienveillance, confiance, espérance ? Notre regard est tributaire de ce qui vit en notre cœur, de nos expériences heureuses, mais aussi blessées. En même temps, le cœur peut se trouver marqué, de manière indélébile, par ce qu’il perçoit.

Si parfois, tout est trop lourd, encombré et encombrant, n’est-ce pas toujours le moment de se laisser plonger tout entier dans la fontaine qui lave et purifie, de tourner les yeux vers Celui qui nous guette et nous espère sans jamais se lasser ? Comme il est bon de croiser son regard qui accueille et guérit. Histoire (s) de confiance, c’est vrai. Où se cache notre vrai trésor ? N’est-il pas dans ce et ces regards échangés, avec Lui, et entre nous ? Eternité déjà commencée, au creux de nos combats quotidiens. 

 

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