Matthieu 7, 21.24-27

INÉBRANLABLE À JAMAIS
Parler du roc de nos vies, du roc où s’échafaudent nos vies, c’est parler de l’homme intérieur et de la primauté de la vie intérieure.
Saint Joseph, Saint Martin Belle-Roche © CSJ
La force de notre être d’intériorité, c’est la permanence, la solidité de ce qui est inébranlable en nous, de ce qui ne peut ni être détruit, ni mourir. « La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc » (v.25).
Notre être intérieur se construit dans un climat de silence, sans bavardages, dans l’écoute profonde et l’acquiescement du réel, du présent et de nos histoires humaines et fragiles. Il ne sert à rien, nous prévient Jésus, de crier “Seigneur, Seigneur !” (v.21) puisqu’il est et nous entend au-dedans de nous.
L’homme qui écoute son Seigneur au dedans de lui, l’homme qui est à l’affut des ordres et réconforts divins, est celui qui agit, qui construit sa maison. Il est le bâtisseur, l’homme de l’effort et du travail, qui ne ménage pas sa peine pour se mettre, promptement, au service de l’Évangile et du Royaume des Cieux.
Cet homme vit de communion et de proximité avec la Parole. Tout le reste n’est que sable et écroulement. Il est l’homme des fondations et des racines, l’homme fondé et enraciné dans l’Amour de son Seigneur… « comme l’arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira » (Ps 1,3).

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