« Si tu le veux, tu peux me purifier »
RELÈVEMENT
« Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. » Jésus, en ce premier verset du chapitre 5 de l’évangile selon saint Matthieu, et jusqu’au dernier verset du chapitre 7, discourt. Il parle, et après, seulement, passe à la pratique et à l’action.
Qui le conduit ?
À peine descendu de la montagne, les foules nombreuses se mettent à le suivre, impactées par sa parole nouvelle et restauratrice. Ce sont elles qui ont l’initiative et lui offrent un champ d’action.
Sa première rencontre est celle d’un lépreux, l’homme pêcheur par excellence, puni de Dieu et exclu de la communauté, sans même avoir accès à la prière de son peuple, par peur de la contagion physique et spirituelle. Ce n’est pas Jésus qui s’approche de lui, mais c’est la personne malade qui fait le premier pas et qui l’interpelle ; comme le feront tout au long du chapitre 8 le centurion, les possédés, les disciples, le scribe, etc. C’est la clameur des pauvres qui conduit Jésus à son agir.
Jésus réagit plus qu’il n’agit. Il est en retrait et ne se lance pas dans l’action des ses envies. Il interagit avec ceux qui lui sont donnés, exprimant la volonté du Père de sauver tous les hommes exclus et impurs : « Je le veux, sois purifié » (v. 3).
Il est venu rendre témoignage à la Miséricorde, c’est pourquoi il renvoie l’homme purifié, guéri, sauvé à la discrétion et à la tradition, comme le prescrit la loi de Moïse, c’est-à-dire au prêtre.
Avec l’homme restauré, entrons dans l’intimité de notre cœur, et rendons grâce au Père, source de tout don qui nous agrège à la longue file des foules et des sauvés :
« Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé, tu m’épargnes les rires de l’ennemi. Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, mon Dieu, tu m’as guéri ; Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse. Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint » (Ps 29,2-5).
Un commentaire