Matthieu 9, 1-8

« Compassion, confiance et louange »
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Lever de lune au dessus une statue de Saint-Germain-L’Auxerrois, Paris 2016, Christian Hartmann, © Reuters

La guérison du paralytique se termine par verset suivant : « Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes. » (v.8). 

Nous pouvons interroger la forme plurielle « aux hommes », puisque, dans ce récit, le pouvoir de pardonner les péchés et de guérir a été, semble t-il, donné à Jésus seulement.
Or une lecture attentive nous montre la compassion de ceux qui ont présenté le paralytique à Jésus (v.1), la confiance du paralytique (v.7), et l’action de grâce des foule (v.8).
Jésus n’est pas seul, sa puissance de guérison se déploie dans la faiblesse de ceux qui s’en remettent totalement à lui, et ce dans une totale confiance (le contrexemple étant l’attitude des scribes au verset 3).
Voilà le pouvoir donné aux hommes, celui de la puissance divine se manifestant à travers leurs attitudes de compassion, de confiance et de louange.

3 commentaires

  1. JÉSUS MONTA EN BARQUE, REFIT LA TRAVERSÉE … ON LUI PRESENTA UN PARALYSÉ, COUCHÉ SUR UNE CIVIÈRE. VOYANT LEUR FOI, JÉSUS DIT AU PARALYSÉ : « CONFIANCE, TES PÉCHÉS SONT PARDONNÉS » … LÈVE-TOI ET MARCHE (Mt 9, 1-8). L’indifférence de l’homme n’empêche pas l’action de DIEU. Car, ce que l’un refuse, l’autre l’accepte volontiers et l’accueille avec joie. Ainsi, la grâce divine n’arrête pas d’opérer ses miracles en tous ceux qui ouvrent les portes de leurs cœurs pour accueillir le pèlerin de DIEU qui passe. La mission ne consiste pas simplement à avancer, mais aussi à savoir revenir sur ces pas, surtout quand besoin se présente, quand un paralyse, couché sur une civière, ne peut pas se déplacer ou encore, quand les crises et les épreuves nous ont déjà assez courbés. Alors, DIEU Lui-même s’invite. L’intention est déjà prière, car, elle exprime le mouvement intérieur de notre cœur qui se tourne vers CELUI qui nous donne tout. Or, cette intention se concrétise encore plus, par le mouvement extérieur qui l’accompagne, qu’il soit du malade ou de ceux qui conduisent le malade. Suite à la foi de ceux qui portent le malade, une guérison est opérée, un miracle se produit. Signe que notre foi est un pilier sur lequel beaucoup peuvent prendre appui, pour voir la lumière divine, ainsi que l’œuvre de DIEU dans le monde. L’Homme ne croit pas simplement pour son propre Salut ou alors sur un quelconque intérêt, mais, pour que, à travers les répercussions spirituelles de sa vie de foi, beaucoup se convertissent, croient et soient sauvés. La grâce divine pardonne, relève et envoie en mission. Elle est donc la force d’en haut, qui agit sur les êtres d’en bas, afin de les élever vers le bonheur éternel. C’est aussi l’Évangile au cœur d’une humanité qui manque de courage, qui perd ses repères et qui se retrouve paralysée par le doute, les incertitudes du futur, l’indifférence des croyants, des systèmes qui n’offrent plus d’issues certaines. L’Homme a ainsi besoin d’être porté par un autre, dans un soutien mutuel et réciproque, afin qu’ensemble, ils se présentent à nouveau devant DIEU, portant les joies et les peines, les attentes et les doléances des plus pauvres et des plus à craindre. L’Évangile de DIEU est donc aussi l’Évangile de l’amour, qui encourage la relation avec le prochain, la sollicitude fraternelle et surtout une action conjuguée nourrit par la foi. Bonne journée de méditation et de travail
    Abbé KANDI ACHILLE, Archidiocèse de Bertoua

  2. « Lève toi et mange, car la route sera longue pour tes pas, lève toi lève toi tu marcheras tu marcheras ….  » Soyons des affamés de la Parole !

  3. Nadine el akoury

    Oui, il n’y a que ce pouvoir divin qui peut nous mettre debout. qu’est-ce qui fait qu’après tant d’année de paralysie que nous nous mettions debout et nous marchions? oui devant une telle parole de Jésus le paralytique a réagi fort. il s’est arraché de sa torpeur et s’est mis en mouvement. il s’est mis d’abord debout devant Jésus, ensuite il a fait chemin pour rentrer chez lui. se tenir debout, c’est oser se mettre dans la lumière de la résurrection. C’est laisser devenir son « être ». Se laisser sortir de la paralysie de la peur. Enfin, oser se tenir debout en Christ devant Dieu: il est vivant le Dieu devant qui je me tiens, répète Elie sans cesse tout au long de sa vie. cela demande un choix, une volonté, une présence.

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