Jean 15, 9-11

« À la recherche de Dieu »
 © Anne François, Gravure 58/60.
© Anne François, une estampe au pochoir Année 2000

Le subtil échange des adjectifs possessifs : passage du « demeurez dans mon amour » (v.9) au « comme moi, […] je demeure dans son amour » (v.10), ainsi que le passage de « ma joie soit en vous » à  « votre joie soit parfaite » (v.11) nous interroge sur notre Source intérieure. 

Qui habite en nous ? Quelle sorte de joie demeure en nous ? La nôtre, celle du monde, ou celle du Christ (lui-même relié à celle du Père) ? Quel esprit avons-nous choisi ? Celui du monde ou celui de Dieu ?
Jésus, lumière sur notre route, nous donne la clé de la joie parfaite. Elle ne peut être que le rayonnement de la sienne, de celle du Père. C’est ainsi qu’en ricochet nous serons « inhabitation » et « habitation » trinitaire, demeurant dans l’amour comme l’amour lui-même demeure en nous, demeurant dans la joie comme la joie elle-même demeure en nous.
À nous de choisir de demeurer en son amour, suivant son exemple, gardant ses commandements, demeurant en lui, comme lui, depuis le commencement cherche la porte de notre cœur pour demeurer en nous.
Âme tu dois te chercher en Moi,
Et Moi, me chercher en toi. […]
Et si par hasard tu ne savais pas
Où me trouver, Moi,
Ne va pas de-ci de-là,
Mais, si tu veux me trouver,
Moi, tu dois Me chercher en toi.
(Thérèse d’Avila, Poesìa « Buscando a Dios »)

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