Jean 5, 31-47

« Les œuvres que le Père m’a donné à accomplir ce sont elles qui portent témoignage que le Père m’a envoyé. […] Jamais vous n’avez écouté sa voix ni vu ce qui le manifestait. » « Comment pourriez-vous croire vous qui ne cherchez pas la gloire qui vient de Dieu seul ? »
Quelqu’un est au cœur de ce véhément plaidoyer de Jésus (situé peu avant la grande pâque juive, selon Jean). Quelqu’un que nous ne voyons pas « Dieu, nul ne l’a jamais vu, nul ne sait qu’il est Père », chantons-nous dans nos hymnes liturgiques. Le Père à l’origine, au terme, au centre de l’Histoire, c’est de lui que le Fils reçoit les œuvres qu’il accomplit dans la puissance de « L’Esprit que le Père lui donne sans mesure » Jn 3, 34. C’est lui qui habite sa pensée, son agir : « Jésus nous l’a révélé et l’homme apprend qu’il est aimé » A condition de ne pas chercher une gloire personnelle en connivence avec le monde où elle se conquiert et se partage. Croire en Jésus suppose au contraire de s’ouvrir sans réserve à Dieu et d’attendre de lui seul la gloire comme Jésus lui-même. Dans une attitude d’offrande « qui nous met pleinement dans la vérité celle… où nous nous exposons humblement au rayonnement de l’Être infini, avec l’ardent désir qu’il nous pénètre et nous transforme en Soi »*
Dans nos surdités, nos cécités si nous crions vers lui, avec les pauvres de son peuple nous pouvons le bénir et le louer : « Seigneur, tu nous assures la paix, dans toutes nos œuvres c’est toi qui agis pour nous » Is 26, 12

*Teilhard de Chardin « Être plus »

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