Jean 5,17 – 30

« Celui qui écoute ma Parole… »*

Jésus s’avance vers sa Pâque. « L’Heure vient » dit-il à deux reprises. L’Etau se resserre. ,
« Mon Père jusqu’à présent est à l’œuvre et moi aussi je suis à l’œuvre ».

Jésus vient « d’œuvrer » dans la guérison du paralytique, mais voilà, c’est un jour de sabbat.
De plus, Il appelle Dieu son propre Père se faisant ainsi son égal : s’en est trop. Il faut « le faire périr » !
Lui-même prononce ici sa sentence de mort.
« Nous avons une loi, et selon cette loi il doit mourir parce qu’il s’est fait Fils de Dieu » (Jn 19,7),

Mais la mort n’aura pas le dernier mot ! L’Evangile de ce jour crie la Vie !
Au lieu de reculer, Jésus « égraine » ici le Nom du Père, comme on prie le chapelet, avec une simplicité d’enfant : l’Enfant qu’Il est, l’enfant qu’il nous invite à être.
Ce Nom est Son rempart, Sa citadelle, Son arme de salut. Il le conjugue avec le sien, se recevant tout entier de Lui, offert à « l’Heure où les morts entendront la voix du Fils de Dieu et où ceux qui l’auront entendue vivront ».
« Entendre Sa voix », voilà la part qui nous revient, pour que Sa Vie soit notre part :
« celui qui écoute ma Parole et croit en Celui qui m’a envoyé, à la Vie Éternelle » : c’est aujourd’hui !

Jésus tu « ne peux rien faire de toi -même, mais seulement ce que tu vois faire au Père, ce qu’Il te montre, ce que tu entends de Lui, parce que tu ne cherches pas ta propre volonté mais la volonté de Celui qui t’a envoyé.
C’est que le Père t’aime et te montre tout ce qu’Il fait… » Entraîne-nous dans ce courant de Vie, dans ce torrent d’Amour. Apprends-nous le Nom du Père. Accomplis en nous et par nous l’œuvre de « la Résurrection pour la Vie ».
Notre monde offre peu, si peu d’espace au « silencieux Amour », à l’écoute véritable.
Pas étonnant que disparaisse la Foi,
car « la foi vient de l’écoute et l’écoute à travers la parole du Christ », (Rom. 10,17)

La foi au Tout Autre, la foi en l’autre, mon semblable … Combien de déchirures, de blessures, de séparations, de drames de tous genres, naissent de l’absence d’une oreille attentive …
En ce Carême, fais-nous Seigneur « un cœur qui écoute ». Qu’il épouse pour la vie de l’Eglise et du monde
« les sentiments qui sont dans le tien » (Phil 2,5)

« Croire à ce qu’il a cru; vivre ce qu’il a vécu; donner de l’importance à ce à quoi il en a donné; s’intéresser à ce à quoi il s’est intéressé; traiter les personnes comme il les a traitées; regarder la vie comme il la regardait; prier comme il a prié; communiquer l’espoir, comme il l’a fait » (José Antonio Pagola).
Tel est le programme à remettre en œuvre de toute urgence.,Charles DELHEZ sj (Catho.be)

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