Arcabas « Emmaüs »

Jean 6,52-59

Jésus notre rassasiement

Arcabas « Emmaüs »
Arcabas « Emmaüs »

« Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ?»
Entretien difficile pour les contemporains de Jésus, il le demeure sans doute pour nous.
En ce temps pascal, sortons du « comment » de ceux qui persistent à se pencher vers le tombeau vide, pour nous « retourner », comme Marie, dans un acte de foi en « Celui-là » qui se tient Ressuscité dans le Jardin.
Quelle étonnante Hymne à la Vie dans ces quelques versets ! La vie, la vie éternelle, la vie de ressuscité, la Vie du Vivant qu’est le Père, cette Vie dont vit son Envoyé, cette vie dont Il veut nous faire vivre… : si nous le mangeons ! Seigneur, « ouvre-nous à l’intelligence des Écritures » Lc 24, donne-nous faim et soif de toi.

« Et comme le Père qui est Vivant m’a envoyé et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mangera vivra par moi ».
« Manger Sa chair et boire Son sang », « demeurer en Lui et Lui en nous », n’est-ce pas s’engager à sa suite et de tout notre être, à lui devenir, dans un constant combat pour l’Evangile, « une humanité de surcroît ». Dans notre monde écartelé entre faim et surabondance, notre humanité si blessée en sa chair et dont le sang n’a plus de prix, cette Parole nous interroge et nous interpelle. Mais ne perdons pas courage, l’Espérance fleurit là où le Vivant de Pâques est reconnu et vécu comme « rassasiement » véritable de l’humain. Là, les cœurs s’ouvrent et les mains se tendent pour offrir, « le peu » des uns, « le trop » des autres, à la bénédiction de « Celui-là » dont la chair et le sang livrés par pur Amour, « re – suscite » la Fraternité.

2 commentaires

  1. CELUI QUI MANGE MA CHAIR ET BOIT MON SANG A LA VIE ÉTERNELLE ; ET MOI, JE LE RESSUSCITERAI AU DERNIER JOUR … IL DEMEURE EN MOI, ET MOI, JE DEMEURE EN LUI (Jn 6, 52-59). L’Homme est en contact avec le monde, par son corps, qui est chair, c’est-à-dire matière ; et c’est dans le sang que se manifeste la vie. Ainsi, la chair et le sang, nous mettent en contact avec le monde, autant qu’ils expriment la vie, malgré les crises, désespoirs et attentes non comblées, que l’Homme vit au quotidien. Mais au-delà de tout, il faut bien vivre, c’est-à-dire, nourrir le corps et l’esprit, avoir le courage de savoir recommencer, s’efforcer de faire des petits pas chaque jour et être profondément enraciné en DIEU, par la prière. Or, ce qui nous lie à DIEU est aussi ce qui nous fait vivre, ce qui nous permet d’exister réellement. Et vivre réellement, c’est demeurer en DIEU, car, IL est la Vie et c’est LUI qui donne sens et signification à toute vie. Le CHRIST a donné sa vie pour le Salut du monde ; IL a offert son corps et son sang, pour la rémission et le pardon de nos fautes, et pour que chacun de nous ne connaisse pas la dégradation éternelle, mais ait la vie éternelle. Ainsi, le Salut se résume en termes de don : la toute puissance divine qui s’abaisse, pour combler la petitesse et la faiblesse de l’Homme. Tout ici n’est qu’oblation, don total et entier de soi et de sa personne, de tout ce que DIEU a et de tout ce qu’IL est. Pour sauver le monde, DIEU n’a rien voulu tenir pour soi. Car, aimer c’est tout donner, donner sans réserve, donner sans attendre. Un tel don ne peut que susciter ouverture et accueil. Ainsi se crée un rapport intime, où l’un demeure en l’autre et réciproquement. Et la foi c’est aussi cela : demeurer en DIEU, travailler chaque jour à se configurer à LUI, rendre la relation avec lui toujours plus fluide, confiante et sincère. De plus, la finalité du don c’est le bien, le réconfort, le Salut, le passage d’une vie de trop pleine liberté à une vie à liberté contrôlée, assumée et mieux gérée. Bonne journée de méditation et de travail
    Abbé ACHILLE KANDI, Archidiocèse de Bertoua

  2. TEL EST LE PAIN QUI EST DESCENDU DU CIEL : IL N’EST PAS COMME CELUI QUE LES PÈRES ONT MANGÉ. EUX, ILS SONT MORTS ; CELUI QUI MANGE CE PAIN VIVRA ÉTERNELLEMENT (Jn 6, 52-59). Croire c’est vivre ; or, vivre c’est mettre sa foi et sa confiance, non en des choses matérielles vouées à périr, encore moins en des mortels dont les promesses ne sont fiables que pour un moment, mais en CELUI qui porte la vie, CELUI qui en est l’auteur. Vivre c’est mettre sa confiance, non en des mortels, mais en CELUI qui ne meurt plus, parce qu’IL a vaincu la mort pour toujours. Or, bien souvent, nous investissons tant d’énergies pour chercher à préserver notre vie, à travers des choses matérielles et des biens éphémères, en laissant de côté l’Auteur de tout ce qui existe. La Vie véritable se trouve donc en Quelqu’un et non en des choses. Et une créature douée d’intelligence, d’esprit, de sagesse et de volonté, ne peut pas mettre sa confiance en ce qui est inerte et qui n’a ni esprit, ni pensée, ni volonté. Ainsi, nous ne sommes réellement vivants que dans la mesure où nous vivons en JÉSUS, dans la mesure où mangeons ce pain venu du ciel, que nous entrons en communion avec DIEU Lui-même. C’est ce dynamisme spirituel qui donne à l’Homme de pouvoir renaître ou de se régénérer au quotidien, quand il retourne aux sources eucharistiques, où DIEU se donne entièrement. Et c’est aussi là que l’espérance peut renaître. En effet, l’espérance fleurit là où le CHRIST ressuscité est reconnu, accueilli et vécu comme CELUI qui rassasie véritablement l’Homme. IL s’est donné entièrement, corps et sang, pour que le monde ait la vie, pour que nous soyons comblés pour toujours. Et notre vie ne devient véritablement un témoignage que lorsque nous savons reproduire, dans le quotidien de notre vie, la vie même de DIEU qui donne en se donnant, qui sauve en se perdant, qui se dépouille pour nous enrichir. Mais, en DIEU, tout ce qui se perd pour une cause juste, est toujours récupéré et gagné cent fois plus. Bonne journée de méditation et de travail
    Abbé ACHILLE KANDI, Archidiocèse de Bertoua

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