Jean 8, 1-11

Jésus, le maître, se rend au Temple pour enseigner, après une nuit passée au Mont des Oliviers, ce lieu d’intimité avec son Père, ce lieu de silence et de solitude, mais aussi lieu de combat. De cet endroit, ses paroles prennent tout leur sens ; et c’est précisément sur ses qualités de maître qu’il sera soumis à l’épreuve.
Les scribes et les pharisiens, interprètes officiels de la Loi, amènent à Jésus une femme prise d’adultère.

Vers la lumièrePourquoi la conduisent-ils à Jésus ? A-t-elle été déjà condamnée par les autorités ?
Le texte fait silence. Jésus reste assis. Il trace des traits sur le sol laissant durer le silence donnant tout son poids aux paroles à venir.
Jésus s’abaisse par deux fois. Il épouse le sol portant la femme, cette humanité blessée, humiliée, enfermée dans le cercle de mort. Il prend corps avec sa misère devenant lui-même objet de jugement et d’exclusion. Il va porter toute la violence des accusateurs sur Lui, faisant du lieu un « autre Mont des Oliviers ». De là, sa voix va rejoindre la femme dans son tombeau : je ne te condamne pas, va ! Ce « va » de Jésus est semblable au « déliez-le et laissez-le partir » de l’épisode de la Résurrection de Lazare (Jn 11, 44). La femme est ainsi délivrée du tombeau dans lequel on voulait l’enfermer. Elle est libre pour une vie nouvelle.
Dans ce lieu, comme disait saint Augustin : « deux sont restés, la misère et la miséricorde » (misera et misericordia). Le Maître se fait serviteur et la Loi devient « humaine », chemin de vie et de salut.
En ce temps de Carême, de préparation vers Pâques, invitons Jésus à notre Mont des Oliviers, lui le Maître et la Source de la Vie.

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