Jean 8, 3-42

Libres dans l’amour

©AFP Nazeer Al-Khatib, Syriens fuyant les attentats d’Al-Bab. 

« L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres » (v.35-36).

Drôle de paradoxe à nous faire réfléchir sur notre conception de la liberté (partir, quitter, allez où l’on veut et quand on veut). Pour Jésus, celui qui quitte la maison et qui n’a aucune attache, est l’esclave, tandis que celui qui y demeure pour toujours, lié à son maître, est l’homme libre.
Cet homme est libre, parce qu’il est comme un fils ; le fils d’un père qui l’aime, qui l’enseigne, qui l’envoie, avec qui il partage tout. Le seul lien qui rende libre est cet amour de reconnaissance mutuelle, filiale et paternelle.
Sans cet amour de fondation, l’homme se noie, se perd au gré des temps, des humeurs et des modes, comme le dit saint Paul, à la manière des « petits enfants, ballottés et emportés par tout vent de doctrine, par la ruse des hommes et leur habileté dans les manœuvres d’égarement » (Ep 4,14).
Ce « demeurer » en l’amour du Père, Jésus l’a accompli parfaitement. Et la bonne nouvelle est que, non content de ce privilège, il désire le partager à tous les hommes, ses frères, afin que tous, en s’édifiant dans l’amour (Ep 4,16), connaissent la liberté des enfants de Dieu.

« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour » (Jn 15,9).

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