Jean 8, 51-59

Tout le monde se rappelle le coup de tête de Zidane à ce joueur qui avait insulté sa mère. Tu touches à ma mère, à mon père ? Attention, danger ! Sujet sensible… alors imaginez la tension entre Jésus et les pharisiens !
Mais pour qui se prend-il donc celui-là ? Il m’est arrivé bien souvent de penser ou dire ce genre d’expression face aux propos ou attitudes de personnes qui me dérangent, me bousculent et me mettent mal à l’aise face à ce que je crois être bon, juste et vrai. Ma conception de la vérité et de la vie n’est pas toujours celle des autres, même si nous partageons la même foi : je le constate dans ma vie communautaire.
Jésus bouscule avec sa prétention à se dire la Vérité. Prétention pour les pharisiens et identité proclamée pour Jésus. Chez Jésus, la vérité n’est pas un langage, une posture, une option. Chez lui, elle est son identité, son essence. Il est la Vérité. Et cela ne se discute pas, ne se monnaye pas…pas de compromis possible car cela touche sa relation au Père, à la Vie et à la Mort. Ne sera-t-il pas le Crucifié, le Ressuscité ?
Jésus n’appelle pas à une tolérance sur des idées à confronter, partager. Il appelle à un acte de foi en sa personne. Et il assure que cette foi donne la vie : « il ne verra pas la mort ». Depuis décembre, nous sommes bousculés par les chiffres toujours plus exponentiels sur le nombre de morts dans le monde. Croyons, croyons, croyons en Jésus, Vérité, Vie, Crucifié et Ressuscité ! Notre foi nous convoque.

Un commentaire

  1. Merci pour la parole au sujet de Jean 8,51-59.
    Merci, elle appelle à regarder notre vie dans le concret, à chercher la Vérité, sans croire que nous avons la vérité.
    Presque chaque jour, je fortifie ma foi avec les commentaires du Carmel Saint Joseph

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