Luc 1, 57-66,80

« Quel sera donc cet enfant ? » « Il s’appellera Jean », déclare Elisabeth. « Son nom est Jean », affirme Zacharie à la stupéfaction de son entourage. « Et, à l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia. » La naissance de Jean est reçue par tous, comme une abondance de miséricorde : « Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde ». Le Seigneur se penche, il fait grâce, c’est le nom inattendu que Zacharie écrit sur une tablette, loi nouvelle de l’Alliance nouvelle, dont l’enfant sera le prophète : « Et toi, petit enfant, tu marcheras devant le Seigneur … pour révéler à son peuple qu’il est sauvé, que ses péchés sont pardonnés. Telle est la tendresse du cœur de notre Dieu… » 1,76-78

Dans le nom de Jean reçu gratuitement du ciel, est inscrit son identité profonde, ce qu’il est appelé à devenir pleinement : « L’ami de l’Epoux est ravi de joie à la voix de l’Epoux. » Une joie qui jaillit du don de sa vie pour celui qu’il aime sans conditions. Sa mort confirmera sa parole, l’Agneau de Dieu qu’il est chargé d’annoncer.
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Jean, prophète de la joie nous invite peut-être aujourd’hui, en le fêtant, à nous pencher à notre tour sur la miséricordieuse prodigalité de Dieu à notre égard, sur l’entière gratuité du don de la vie reçue, sur ce qu’il attend de chacune de nos existences, pour lui en rendre toute grâce et toute gloire, dans l’originalité de notre nom. Modeste note personnelle et unique dans l’universel concert de tout l’univers créé pour sa louange.

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