Luc 11, 47-54

Les déclarations « violentes » de Jésus dans ce texte de Luc font advenir l’avènement de la vérité. Jésus parle de vérité. Il parle en vérité. Le voile est levé. Ce qui est caché est enfin révélé : le meurtre des prophètes, la confiscation de la clé de la connaissance.

Que de fois, nous tuons « les prophètes », cette parole de vérité qui gêne, déstabilise et dévoile. Nous refusons de l’écouter, nous endurcissons nos cœurs pour rester dans nos « conforts » et nos « habitudes » mortelles.

Que de fois, nous camouflons la vérité par des interprétations faussées afin qu’elle soit « à notre mesure ».

Que de fois, nous accaparons la vérité en refusant d’écouter une parole « autre », en refusant tout autre. Nous fermons la porte. Nous nous replions sur nous-mêmes et par là même nous bâtissons ​« nos propres tombeaux », nos lieux de mort et de ténèbres. Nous ne vivons pas et nous ne laissons pas les autres vivre.

A chaque fois, c’est le Christ qui est rejeté, mis à mort. Lui seul est crucifié en nous et dans les autres, Lui qui est la vérité.

Accueillir Jésus, c’est​ accepter d’être ébranlés, déstabilisés, perdus et retrouvés et c’est ainsi accueillir la vérité.

Tout commence par une conversion du cœur, du regard, de l’attitude. C’est la conversion de tout l’être pour qu’il retrouve sa vraie image, l’image du Fils.

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