Luc 12, 54-59

Le Seigneur était là et je ne le savais pas…

Saint François et le Sultan
Saint François et le Sultan (avec l’autorisation de frère Stéphane © Monastère du Gai-rire)

Nous scrutons avec grande attention les secrets de l’univers et nous en déchiffrons de mieux en mieux les énigmes.
Alors, pourquoi le sens des événements nous échappe-t-il encore? « Le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger? » dit Jésus. Aujourd’hui encore, c’est à nous que cette question s’adresse.
Jésus nous appelle à observer les signes non pas « dans le ciel », mais dans notre monde, dans notre réalité humaine. Il s’agit de lever les yeux et d’examiner une réalité à la fois quotidienne et nouvelle pour l’interpréter et reconnaître en elle un signe de Dieu.
Or le plus grand signe que Dieu nous donne, c’est le frère. C’est avec lui, que nous sommes appelés à traverser un chemin à la recherche de la vérité, qui n’est pas autre que la recherche de Celui qui a dit « Je suis la Vérité, le Chemin et la Vie »(Jn 14, 6).
C’est dans le frère, que le mystère de Dieu se donne à nous au quotidien et attend notre décision : l’accueillir et se déplacer, ou demeurer sourds et aveugles, ignorant ou restant indifférents à sa présence.
Dans notre monde d’ aujourd’hui, dans notre quotidien que de personnes frappent à notre porte !
Que de souffrances, de violence et de tristesse !
Que de personnes affamées et assoiffées, pas seulement de pain et d’eau, mais d’une présence, d’entrailles qui compatissent, d’un regard, d’un sourire, d’un « Christ » ici et maintenant ! Le cri du Christ sur la Croix ne cesse de retentir dans notre monde: « J’ai soif » (Jn 19, 28); « Donnez-moi à boire ».

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