Luc 15, 3-7

Solennité du Sacré cœur

Aujourd’hui, nous célébrons l’être même de Dieu : «Dieu est Amour» (1 Jn 4,8). Un amour si absolu qu’il prend le risque de tout perdre pour retrouver l’unique brebis égarée qu’est chacun de nous. Un amour si

Icône de Bessarabie du XVIIIe siècle

maternel qu’il veille sur chacun de nous comme un berger qui veille sur son troupeau, le défend des dangers et lui procure repos et nourriture : « De son bras, il rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur » (Is 40, 11).

Un amour si fort qu’il choisit de prendre notre condition humaine, de s’unir à elle et de l’assumer jusqu’à l’extrême en son Fils. Dans cette passion d’amour le Père et le Fils ne sont que don. Le cœur débordant de Jésus, exultant dans la joie que « pas un seul de ces petits ne se perde », va jusqu’au bout de la logique de l’amour qui est de se livrer tout entier.

L’Amour ne garde pas et ne sauve pas un troupeau anonyme, le Pasteur relève chacune de ses brebis, l’appelant par son nom … Si grand était le désir qui pressait l’Epoux d’arracher entièrement son épouse aux mains de la sensualité et du démon, qu’après avoir réussi son dessein, il se livre à la joie. Tel le bon Pasteur, qui a fait mille détours à la recherche de sa brebis perdue et qui la rapporte enfin sur ses épaules […] Chose admirable en vérité de voir cet amoureux Pasteur, cet Epoux de l’âme, comblé de joie et d’allégresse lorsqu’il porte sur ses épaules […] dans l’union si désirée, cette âme qu’il a prise pour lui et portée à une perfection si haute (Jean de la Croix – CSB 22, 1 – annotation).

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