Luc 17, 11-19

lepreuxJésus ne s’effraie pas de côtoyer les confins, les régions hérétiques comme la Samarie, mélangées comme la Galilée et rejetées comme celles des lépreux. Et il fait de même dans nos vies et il le désire. Il n’est de chemin vers Jérusalem, vers la prière, vers la liturgie qu’en passant par la visite des lieux les plus cachés, les plus misérables de nos vies.
Les lépreux crient. Je crie… Seigneur, viens aux confins de mon existence, en cette terre de Samarie que je rejette, en cette terre qui me semble n’être que mélange trouble en moi, en cette terre que je crois pourrie comme la lèpre, aux confins de ces terres que je perçois sans avenir.
Ils crient. Je crie… Seigneur entend ma souffrance et celle de ceux qui se voient éloignés de la société, des frères les plus proches.
Et Jésus entend, il voit ce qui nous éloigne, nous met hors vie sociale. Mais peu, seulement un sur dix, verront que tu les as entendus, qu’ils sont visités, guéris, sauvés, peu verront que tu visites leur misères. Ouvre mes yeux, mon intelligence… Je veux croire… Fais que je vois Seigneur, que je sache retrouver le chemin vers le frère, vers Toi… comme à Emmaüs. Car là est le début de la résurrection en ma vie.
Amen

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