Luc 21, 20-28

Apocalypse

Mohamed Azakir (pour l’agence Reuters), Liban 2016
Mohamed Azakir (pour l’agence Reuters), Liban 2016

Dans une lecture apocalyptique, Luc nous présente la fin des temps : une première partie (v.20-24) décrit une série de fléaux humains, la deuxième partie (v.25-26) des bouleversements cosmiques, et la troisième partie (v.27) l’avènement du Sauveur de tout l’univers.

« Quand vous verrez … » (v.20), et Luc de décrire tout un lot de catastrophes très proches en fait, de notre actualité de guerres et de catastrophes humanitaires. Mais, comment pouvons-nous encore pour aujourd’hui comprendre que ces désastre sont les signes annonciateurs « des jours où justice sera faite pour que soit accomplie toute l’Écriture » ?
Comme pour les disciples d’Emmaüs que Jésus exhortait à la confiance, il nous faut faire un saut dans la foi : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » (Lc 24,26).
Les dix signes donnés à Moïse et au peuple hébreu (Ex 7 à 11), avant leur libération de la terre d’Égypte, pour que soit manifestée la toute puissance du Seigneur Dieu, est une autre clé de lecture. Le Salut est d’autant plus total, plénier et manifeste qu’il éclaire les situations de mal absolu. Dans son avènement, le Fils de l’homme ne néglige rien des réalités terrestres, sa puissance salvatrice met tout en lumière, dévoile tout ce qui est caché, honteux, scandaleux … pour mieux le renverser, l’écraser, le transformer.

« Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles … » (v.25) parce que Dieu est le Seigneur du Ciel et de la terre, il y a forcément une dépendance, une solidarité, une communion cosmique entre les trois lieux : le Ciel qu’il habite, la terre qu’il est venu habiter par son Incarnation, la mer qu’il a dominée, jusqu’aux Enfers qu’il a libérés par sa Résurrection. Ciel, terre et enfers sont liés par la Présence divine. Saint Paul parle, lui, de « la création tout entière [qui] gémit, [et] passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore » (Rm 8,22).

« Les hommes mourront de peur … » (v.26), c’est-à-dire ceux qui n’ont pas la foi. Il est impossible à l’homme seul de faire face à cet apocalypse.
Seul l’homme croyant, fondé sur le roc de la Parole, enraciné dans l’amour, faisant de la terre son ciel dans la foi, vivant dès ici-bas en enfant de lumière, peut entendre la promesse sûre et fiable faite à tous : « redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche » (v.28).

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