Luc 21, 29-33

« Le royaume de Dieu est proche »
« Lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche. » (v.31).
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Jésus, s’adressant à ses disciples, parle (en une courte parabole) du figuier comme symbole de l’arbre messianique, parce qu’il est un des premiers arbres à fleurir après l’hiver.
Jésus élargit cette promesse à tous les bourgeonnements observés dans les autres arbres comme signes de l’annonce de la venue du Messie et de son Royaume ; et il compare cet heureux et inéluctable printemps à un « cela » à voir. Ce n’est plus les bourgeons des arbres qu’il faut regarder comme signes, mais le « cela » que les disciples verront arriver.
Mais quels signes sont-ils cachés dans ce « cela » ?
Ce « cela » nous ramène, en fait, à tout le discours apocalyptique du chapitre 21, juste avant l’entrée de Jésus dans sa Passion. Ce long discours est à une longue énumération de presqu’une trentaine de catastrophes dissimulant six pépites de grâces ou de bonnes nouvelles : le Temple détruit (v.6), les guerres et les désordres (v.9), la guerre entre nations et royaumes (v.10), les grands tremblements de terre, les famines, les épidémies, des phénomènes effrayants, de grands signes venus du ciel (v.11), les persécutions, les arrestations et les comparutions (v.12), le témoignage —le martyr (v.13), la grâce du langage et de la sagesse (v.15), les familles déchirées et la mise à mort (v.16), les inimitiés à cause du nom de Jésus (v.17), la vie sauvée (v.18-19), Jérusalem assiégée (v.20), la fuite et les migrations (v.21), la justice faite et l’accomplissement de l’Écriture (v.22), le désarroi et la colère (v.23), la mort violente, la captivité, Jérusalem profanée (v.24), le dérèglement cosmique et météorologique (v.25), la peur à en mourrir et les puissances des cieux ébranlées (v.26), l’arrivée du Fils de l’homme dans une nuée, avec puissance et grande gloire (v.27), la Rédemption qui approche (v.27) …
Cette relecture exhaustive ressemble étrangement aux titres de notre actualité mondiale crucifiante, et elle nous pousse à penser que si Jésus a promis à sa propre génération qu’elle verrait tout cela (v.32), combien nous-mêmes, devons-nous être certains de sa Présence vivante et vivifiante, au cœur de nos vies et encore plus au milieu de toutes les détresses.
L’immuabilité et la permanence de ses « paroles qui ne passeront pas » (v.33) sont un Paradis dont les gages sont déjà sur cette terre (le don de l’Esprit Saint pour que nous témoignions, la garantie de notre vie sauve et sauvée, la justice à l’œuvre et l’imminence de la venue du Seigneur dans la gloire).
En regardant les premiers sourires de sa dernière née une amie me confiait : « Je m’accroche aux sourires et aux areu d’Azilis pour continuer à penser que Dieu est présent même dans des situations aussi abjectes et absurdes. Je prie pour que sa paix revienne. »
Oui, « le Royaume de Dieu est proche » (v.31).

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