Luc 4, 14-22a

Depuis le début de l’Evangile de Saint Luc, l’Esprit Saint est à l’œuvre : Il vient sur Marie et la couvre de son ombre, c’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu (1, 35), il remplit Elisabeth lors de la visite de sa cousine (1, 41), il descend sur Jésus au baptême (3, 22) puis le mène au désert (4, 1). Oui vraiment, l’Esprit du Seigneur est sur Lui (4, 18) ! Dès le sein maternel, Jésus est porteur d’un Autre que lui-même.

Jésus, consciencieusement accomplit tous les gestes de la liturgie synagogale : il entre, se lève, reçoit le livre, l’ouvre, trouve le passage et lit, il referme le livre, le rend au servant et s’assied … activité intense, minutieusement décrite par Luc, qui contraste avec la concision de la parole de Jésus ; sans doute est-ce son homélie la plus courte ! Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Ecriture que vous venez d’entendre. Merveille d’une parole simple et directe, d’une parole qui n’est pas tournée vers lui-même mais qui est adressée à tous ceux qui veulent bien s’en rendre contemporains !

La prophétie d’Isaïe, que chantait Marie dans son Magnificat (1, 46-55), s’accomplit aujourd’hui chaque fois que le pauvre, le petit, le captif, l’aveuglé, l’opprimé, l’affamé … que nous sommes aussi, reçoit cette parole pour lui-même et entre dans l’espérance. Chaque fois aussi qu’il la croit efficace, portée par le souffle de l’Esprit, qui dès l’origine de la création planait sur les eaux. Et Dieu trouvait que cela était bon ! (Gn 1)

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